Aller au contenu

Barbara Ceccarelli, au cœur de l’humain |ONFR+|

ONFR+ – Sandra Padovani, publié le 13 janvier 2024 et mis à jour le 20 janvier 2024

[LA RENCONTRE D’ONFR]
TORONTO – Directrice générale des Centres d’Accueil Héritage (CAH), logements pour les aînés francophones de Toronto, cette Anglo-Italienne francophone se dédie à leur bien-être au sein de cette communauté soudée, unique en son genre. Infirmière de profession, elle a exercé au Rwanda, en Angola, Ouganda, République du Congo, ou encore au Kazakhstan, animée par la passion d’aider ceux qui vivent dans les conditions les plus difficiles. Une carrière internationale riche qui a forgé sa vision holistique autour des besoins des individus.

Barbara Ceccarelli devient directrice générale des CAH en 2017, après cinq ans en tant qu’adjointe à la direction. Gracieuseté

«  En quoi cette double nationalité et ce bilinguisme ont-ils façonné votre façon de voir le monde dès le plus jeune âge?

Vivre dans une famille bilingue avec deux cultures différentes, ça m’a ouvert l’esprit très jeune. J’ai grandi en Italie et quand j’allais visiter ma famille en Angleterre c’était comme passer d’une planète à une autre. C’était un émerveillement en tant qu’enfant de voir que les choses pouvaient être faites de façon si différente d’un endroit à l’autre.

Vous avez travaillé une quinzaine d’années avec Médecins sans frontières en tant qu’infirmière. Parlez-nous de votre parcours à l’étranger

Après mes études, je suis partie travailler en 1996 au Rwanda dans un petit hôpital avec une petite ONG. L’image que j’avais de la santé et la médecine, exercée différemment, a changé. Un moment charnière qui m’a confirmé que c’était ma passion. J’ai ensuite travaillé en Angola dans un hôpital et dans un centre pour enfants malnutris.

S’en est suivie une expérience au Kazakhstan où je me suis occupée d’un projet mettant en place des recommandations contre la tuberculose. En Ouganda, j’ai ensuite géré un projet d’envergure qui s’attelait à différentes maladies dont le paludisme, le VIH, des maladies orphelines, etc. Il y avait toute la problématique d’accès aux médicaments, d’où un plaidoyer auprès des autorités pour que certaines communautés y aient accès.

Lire la suite sur ONFR+