Aller au contenu

Breen LeBoeuf, le rocker de North Bay au destin plus grand que nature |ONFR+|

Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

ONFR+ – Rachel Crustin, publié le 23 mars et publié le 25 mars 2024

[LA RENCONTRE D’ONFR]

En 1978, un Franco-Ontarien de North Bay a rejoint l’une des formations les plus importantes de l’histoire de la musique québécoise. Mais Breen LeBoeuf, c’est beaucoup plus que le bassiste d’Offenbach. Toujours passionné après 55 ans de carrière, il tient l’affiche de la 51e Nuit sur l’étang de Sudbury, ce soir, quelques jours après être rentré d’un voyage professionnel en Floride. C’est de là qu’il s’est entretenu avec ONFR. 

Breen LeBoeuf à La Nuit sur l’étang 2024. Crédit image: Dominique Demers

« Qu’est-ce que vous faites en Floride?

J’ai été invité par un ami qui produit des spectacles pour la francophonie. En Floride, il y a beaucoup de francophones, particulièrement des Québécois. C’est agréable de jouer pour eux. C’est rare que je me permets de sortir de mon coin.

Donc, vous avez un côté tranquille?

Je suis rendu pantouflard, sauf quand je joue de la musique. La vie est tranquille et j’aime ça comme ça. Ça a été très actif, c’était même trop actif à un moment donné. Ça fait du bien de vivre à un rythme plus dégagé.

Retournons au début. Comment c’était, de grandir comme francophone à North Bay?

Il y avait beaucoup de noms francophones : Perron, Guillemette, LeBoeuf… mais beaucoup de gens avaient partiellement ou complètement perdu leur langue, à force de vivre dans une communauté où la langue du travail, des patrons et de l’argent était l’anglais.

Ma mère, d’origine irlandaise, occupait deux emplois pour nous payer notre éducation en français et nos leçons privées, comme mes cours de piano. Je suis chanceux.

Breen LeBoeuf lors d’un spectacle Harley. Gracieuseté

Au secondaire, on avait seulement l’Académie de Notre-Dame-de-L’Assomption, une école privée tenue par les Sœurs de l’Assomption. Elles faisaient un très bon travail, mais elles n’avaient pas de budget.

Au primaire, on partageait l’école avec des anglophones, car il manquait de bâtisses. J’étais parmi les frogs. Il y avait souvent de la friction. J’étais parmi le groupe qui protégeait notre culture, notre nom de famille, notre langue.

Lire la suite sur ONFR+