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Coupe du monde à Mont-Tremblant, « un rêve qui se réalise » pour Valérie Grenier |ONFR+|

ONFR+ – Mickael Laviolle, publié le 24 novembre et mis à jour le 27 novembre 2023

Valérie Grenier aura l’occasion de skier devant sa famille et ses amis à Mont Tremblay en décembre prochain. Crédit image: Gary Yee

[ENTREVUE EXPRESS]

QUI :

Native d’Ottawa, Valérie Grenier est l’étoile franco-ontarienne du ski canadien.

LE CONTEXTE :

Après une saison 2022-23 réussie (première médaille d’or en carrière en janvier dernier), la skieuse a débuté le chapitre 2023-24 de sa carrière, le 28 octobre dernier, avec une 7e place sur le slalom géant de Soldën en Autriche. Ce week-end, elle aborde sa deuxième épreuve de Coupe du monde, aux États-Unis à Killington dans le Vermont, en slalom géantavant de vivre un moment historique, les 2 et 3 décembre prochain, avec une épreuve « à la maison » à Mont-Tremblant.

L’ENJEU :

La skieuse ottavienne nous en dit plus sur son entraînement estival, revient sur son état d’esprit avant sa première compétition, souligne l’importance pour elle d’une bonne préparation mentale et partage ses impressions sur cette étape de la Coupe du monde à Mont-Tremblant, de retour au Québec pour la première fois depuis 1983.

« Comment s’est passée votre préparation estivale? 

Mon été s’est super bien passé, j’ai décidé d’habiter à Tremblant, donc j’ai pu m’entraîner avec mon entraîneur physique qui habite lui aussi là-bas. On s’est entraîné vraiment fort tout l’été. Je me sens super prête. On a eu aussi deux camps au Chili, en août et septembre. Ça s’est bien passé. Le premier camp à été un peu plus difficile du côté de la neige. Ce n’était pas les meilleures conditions. C’était un peu mou, alors qu’on préfère quand c’est comme de la glace, vraiment dure. Mais le deuxième camp s’est vraiment bien passé, on a eu de belles conditions, c’était parfait pour la préparation. 

Quel était votre programme lors de ces camps d’entraînement au Chili? 

Pour commencer, on skiait vraiment tôt le matin parce que, par la suite, dans la journée, il commençait à faire chaud, donc la neige devenait assez molle. Ensuite, on faisait l’entraînement physique, l’après-midi, on passait par le physio, si c’était nécessaire, pour travailler sur notre corps et enfin on faisait les séances vidéo avec nos entraîneurs, pour revoir les points qu’on avait travaillés et préparer notre plan pour la journée d’après.

En quoi consiste votre préparation lorsqu’il n’y a pas de neige et que vous n’êtes pas dans l’hémisphère sud? 

Lorsqu’il n’y a pas de neige, on passe six jours sur sept à s’entraîner. On fait beaucoup de musculation dans le gym, on travaille toutes les parties du corps. On fait aussi beaucoup ce qu’on appelle de la « zone 2 ». C’est du cardio plus facile, mais pendant longtemps pour maintenir sa base de cardio. Ensuite, on va aussi faire des intervalles de vélo, de la course à pied. J’ai également fait beaucoup de yoga cet été, des pilates… Enfin, on suit des entraînements d’équilibre qui sont aussi plus spécifiques au ski et qui vont être semblables à lorsqu’on est en ski, mais sans l’être. 

Faisons un bond dans le temps pour aborder votre première compétition de la saison, le 28 octobre dernier à Sölden. Vous avez fini septième. Pourtant, tout n’avait pas très bien commencé…

Oui, les quelques semaines en Europe avant la course ont été difficiles, mais c’était le cas pour tout le monde. Tous les athlètes étaient d’accord là-dessus : les conditions n’étaient pas bonnes. Du coup, ma confiance avant la course n’était pas super élevée. Je me suis pas sentie prête, parce que je trouvais que mes sensations n’étaient pas super bonnes. Je continuais quand même à me dire que j’étais prête. Je suis tout de même bonne à me convaincre.

Finalement, j’ai terminé septième, ce qui reste un bon résultat pour moi, pour commencer la saison. C’est certain que je veux faire beaucoup mieux, mais pour un début, j’étais un peu soulagée. En ayant fait une superbe saison dernière, c’était un peu comme si j’avais peur de ne plus faire partie des meilleures et d’en être loin. Au final, septième, c’est quand même pas mal. 

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