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Deux sœurs de Timmins en Ontario rêvent d’une carrière dans l’industrie spatiale |RADIO-CANADA|

Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

RADIO-CANADA – Jimmy Chabot, publié le 23 août 2023

Magalie Durepos-Létourneau et sa sœur Marie-Pier sont toutes les deux passionnées par le cosmos et profitent de l’été pour développer leurs compétences et connaissances.

Magalie et Marie-Pier Durepos-Létourneau sont toutes les deux inscrites en génie mécatronique à l’université.
PHOTO : RADIO-CANADA / JIMMY CHABOT

Elles travaillent toutes les deux à la base de ballons stratosphériques de Timmins.

Magalie y fait un stage coopératif pour l’Agence spatiale canadienne et Marie-Pier lance de petits ballons météorologiques pour Science Timmins. Il faut oser rêver grand, lance Magalie, l’aînée de la famille.

Il faut tirer avantage des opportunités justement comme ici la base de lancement de ballons stratosphériques. C’est ça qui a un peu débuté ma carrière.

Une citation de Magalie Durepos-Létourneau, stagiaire pour l’Agence spatiale canadienne

Des fois quand j’étais plus jeune, c’était difficile de m’imaginer travailler dans ce domaine-ci. Ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas personne de notre région qui a fait quelque chose qu’on ne peut pas l’accomplir nous-mêmes, ajoute avec sagesse la jeune femme de 21 ans.

Magalie Durepos-Létourneau devant son tableau où on y retrouve entre autres les logos de Space X, du Centre national d’études spatiales et de la NASA. PHOTO : AVEC LA PERMISSION DE MAGALIE DUREPOS-LÉTOURNEAU

PHOTO : AVEC LA PERMISSION DE MAGALIE DUREPOS-LÉTOURNEAU

Le parcours de Magalie résonne dans l’actualité nord-ontarienne depuis 2019, jour où elle a lancé un ballon stratosphérique alors qu’elle avait 17 ans pour détecter des muons, une forme de rayon cosmique.

Ça a été ma première introduction à l’électronique. J’ai pu apprendre des gens de l’Agence spatiale canadienne ici, se souvient-elle, en reconnaissant que rien de tout ça n’aurait été possible sans un partenariat avec Science Timmins.

L’année suivante, elle a été l’une des 25 personnes au pays à recevoir la bourse Schulich, un montant de 100 000 $ pour poursuivre ses études en génie.

La Franco-Ontarienne entamera bientôt sa quatrième année en génie mécatronique à l’Université McMaster, à Hamilton.

Cinq heures avant le lancement du ballon stratosphérique, Magalie et Marie-Pier Durepos Létourneau transportent cet objet, permettant de calculer la vitesse des vents au sol, sur le tarmac de l’aéroport Victor M. Power à Timmins. PHOTO : RADIO-CANADA / JIMMY CHABOT

Entre ses sessions universitaires, elle passe son temps à St-Hubert, au Québec, à faire ses stages au quartier général de l’Agence spatiale canadienne et rentre au bercail au mois d’août pour aider sur la base de ballons stratosphériques.

On la qualifie un peu d’histoire à succès parce qu’on a lancé des expériences étudiantes d’autres jeunes qui étaient passionnées, mais de voir que Magalie a continué de construire là-dessus [c’est formidable], remarque Philippe Vincent, gestionnaire de mission pour le programme Stratos de l’Agence spatiale canadienne.

Elle est allée étudier en génie puis a postulé aux offres d’emplois de l’ASC, ajoute-t-il.

Dans les traces de sa sœur aînée

En 2023, c’est au tour de la cadette du clan Durepos-Létourneau, Marie-Pier, de faire parler d’elle sur la base de ballons stratosphériques de Timmins. L’adolescente de 17 ans a récemment organisé et animé la journée portes ouvertes.

Mardi matin, elle est venue en renfort à sa sœur pour préparer le lancement d’un gros ballon stratosphérique.

Magalie et Marie-Pier Durepos-Létourneau déploient une lanière orange qui sera installée sur le « poisson » servant à indiquer la force des vents au sol.
PHOTO : RADIO-CANADA / JIMMY CHABOT

Les objectifs de carrière de Marie-Pier sont un peu plus flous que celle de sa sœur, comme son parcours ne fait que commencer, mais elle souhaite faire quelque chose en science.

Je ne sais pas exactement dans quel domaine, mais je veux définitivement faire quelque chose qui a rapport avec l’ingénierie. J’hésite entre l’ingénierie biomédicale ou juste ingénierie. Je suis définitivement passionnée par le domaine de l’espace par exemple.

Une citation deMarie-Pier Durepos-Létourneau, bénévole pour Science Timmins

Marie-Pier entamera bientôt son parcours universitaire en génie mécatronique et en robotique à l’Université Queen’s, à Kingston.

Éric Létourneau donne un coup de pouce à sa fille pour lancer un ballon météorologique.
PHOTO : RADIO-CANADA / JIMMY CHABOT

C’est important qu’on aille des exemples comme la famille Durepos-Létourneau, indiquait Michelle Boileau, maire de Timmins, lors du dévoilement de la base de ballons stratosphériques 2.0.

Je sais que Magalie et Marie-Pier sont des modèles pour ceux qui les regardent faire. C’est évident qu’ils ont été encouragés par leurs parents.

Une famille inspirante

La politicienne municipale est ravie de voir que Éric Létourneau et sa femme Natasha Durepos-Létourneau ne transmettent pas seulement leur passion à leur fille, mais aussi à toute une génération d’élève par leur travail d’enseignants.

Michelle Boileau, maire de Timmins, est reconnaissante envers Lisa Campbell, présidente de l’Agence spatiale canadienne, d’avoir choisi Timmins pour installer la seule base de ballons stratosphériques au pays.

PHOTO : RADIO-CANADA / JIMMY CHABOT

Le legs de Natasha et d’Éric va bien bien loin que d’encourager leurs propres enfants d’explorer et de rêver, sachant qu’il travaille en éducation.

Michelle Boileau a aussi été influencée par le père des deux filles, M.Létourneau comme elle se plaît encore à l’appeler. Éric Létourneau a été son enseignant de physique à l’École secondaire catholique Thériault.

Magalie et Marie-Pier Durepos-Létourneau quelques minutes avant le lancement de l’avant-dernier ballon stratosphérique de la campagne 2023.
PHOTO : RADIO-CANADA / JIMMY CHABOT

La chose la plus importante c’est d’oser rêver grand, martèle de nouveau Magalie Durepos-Létourneau.

La première étape c’est d’avoir un rêve puis d’essayer d’atteindre ce rêve-là. Il n’y a pas de rêve qui est trop grand.

Une citation de Magalie Durepos-Létourneau, employée de l’Agence spatiale canadienne

C’est ça que j’espère transmettre comme message vraiment c’est que c’est possible dans ce domaine-ci et c’est un domaine qui est fascinant puis c’est un bon temps pour aimer l’espace, lâche la jeune femme en guise de conclusion.

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