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Enseignement en français à Chestermere en Alberta : FrancoSud sonde les parents |RADIO-CANADA|

Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

RADIO-CANADA – Édith Boisvert, publié le 16 janvier 2024

En raison d’un nombre grandissant d’enfants admissibles à une éducation en français dans la région de Chestermere, à l’est de Calgary, le Conseil scolaire FrancoSud organise une rencontre le 12 mars pour sonder l’intérêt des parents quant au lancement d’un projet d’éducation francophone.

À Chestermere, une seule école élémentaire offre un programme d’immersion française.
PHOTO : RADIO-CANADA / YOANN DÉNÉCÉ

Selon le dernier recensement de Statistique Canada, la présidente de FrancoSud, Hélène Emmel, affirme qu’il y aurait autour de 500 élèves potentiels entre la ville de Chestermere et jusqu’à Strathmore, incluant Langdon.

Le projet éducatif envisage trois options : une école francophone, un programme scolaire rattaché à une école ou un programme de français langue première.

Ouvrir une école est un processus assez long, mais ouvrir un programme peut se faire très rapidement, explique Hélène Emmell. Dans le programme, on offre des services, mais c’est relié sous l’ombrelle d’une autre école.

C’est justement ce qui a été mis sur pied à Cardston, qui offre un programme rattaché à une école pour les enfants au primaire. Les élèves plus âgés peuvent suivre un cours de français de langue première, dit la présidente.

Un intérêt présent

L’initiative envisagée à Chestermere intéresse fortement Amy Reperto, une mère de famille francophile qui a fait toute son éducation en français dans la région d’Ottawa et qui s’est installée à Chestermere il y a 10 ans.

Son fils de 6 ans inscrit en maternelle est admissible à une éducation en français en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Cependant, une telle option est impossible à Chestermere, car il y a juste une école élémentaire qui offre simplement un programme d’immersion en français, précise Amy Reperto.

Pour l’instant, elle et son conjoint ont choisi de ne pas inscrire leur fils à Calgary, car il ne va à l’école que la moitié de la journée, précisant que c’est plus pratique de l’envoyer à l’école proche de chez nous, surtout à son âge.

L’école francophone la plus proche est à 20 km. Nous sommes deux parents qui travaillent; ce n’est pas vraiment possible.

Une citation de Amy Reperto, mère d’une enfant de 6 ans

FrancoSud est déjà au fait d’un intérêt de la part des parents puisque des enfants de 16 familles de la région de Chestermere se déplacent quotidiennement jusqu’à Calgary pour avoir accès à une éducation en français. L’an dernier, deux familles ont même approché le conseil au sujet de l’ouverture d’une école à Chestermere.

Précision :

Une version précédente de ce texte mentionnait que les familles de la région de Chestermere se déplaçaient jusqu’à Calgary pour conduire leurs enfants à l’école, mais un porte-parole de FrancoSud a tenu a préciser que le transport scolaire est fourni par le conseil scolaire.

Une rentrée scolaire en 2024?

La présidente de FrancoSud ne peut pas s’avancer sur la forme que prendra ce projet avant les résultats de la consultation. Cependant, cela l’étonnerait énormément si ni la classe ni l’école n’ouvraient leurs portes à la rentrée 2024.

Pour ce qui est des niveaux scolaires qui seraient offerts sous ce programme, il faudra attendre avant d’en connaître les modalités.

Pendant les 21 à 28 jours suivant la réunion du 12 mars, on permet aux parents de manifester officiellement leur intention d’inscrire leurs enfants à un programme-école de démarrage à Chestermere, explique la présidente, Hélène Emmell.

Si le projet ne se concrétise pas, Amy Reperto envisage de déménager à Calgary ou de retourner à Ottawa.

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