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Festival du film de Victoria : sept films diffusés en français |RADIO-CANADA|

RADIO-CANADA – Mélinda Trochu, publié le 8 février 2024

Le Festival du film de Victoria se poursuit jusqu’à dimanche, et pour sa 30e édition, il présente sept films en français, dont certains choisis par Québec Cinéma. Pour la directrice du festival Kathy Kay, le but est d’offrir une variété de points de vue lors de cette édition qu’elle qualifie de « fantastique ».

Kathy Kay est la directrice du Festival du film de Victoria.
PHOTO : RADIO-CANADA / MÉLINDA TROCHU

Kathy Kay, dont c’est la 27e année à la tête du festival, explique que l’ambiance ressemble à celle d’avant le début de la COVID-19, alors que, l’an passé, les gens étaient encore un peu inquiets.

Je pense que nous ne recevons quasiment aucune lettre de mécontentement et les gens semblent très enjoués et heureux. Les cinéastes adorent le public et sont heureux de présenter leurs films et d’être ici en personne.

La 30e édition du Festival du film de Victoria présente sept films en français.
PHOTO : RADIO-CANADA / MÉLINDA TROCHU

Environ 170 bénévoles, 85 films et 24 courts-métrages, 14 pays représentés, et déjà plus d’une vingtaine de films affichent complet. L’heure est aux réjouissances pour l’équipe du festival. La plupart des gens savent maintenant qu’ils doivent acheter leurs billets tôt, car [les films] vont afficher complet, explique Kathy Kay.

Durant certaines projections, les réalisateurs viennent discuter avec le public, une démarche importante, selon Kathy Kay, qui permet d’ajouter du contexte aux créations.

Cela contribue à en faire un événement avec des expériences plutôt que de simplement rester à la maison, regarder un film sur Netflix ou aller au cinéma de manière ordinaire.

Une citation de Kathy Kay, directrice, Festival du film de Victoria

Du cinéma récent en français

Pour des francophones, c’est aussi l’occasion d’aller voir un film au cinéma en français. Mardi, à la sortie d’une projection du film Last Dance, de Delphine Lehericey, en français, deux cinéphiles sont sorties émues, le deuil étant au centre de l’histoire.

Chantal Brodeur (à gauche) et Bat-Ami Hensen (à gauche) sont deux francophones venues voir le film Last Dance, mardi, au Vic theatre.
PHOTO : RADIO-CANADA

Bat-Ami Hensen était venue voir ce film, car elle a perdu son conjoint il y a quelques années et qu’elle adore la danse, l’autre fil conducteur du long métrage. Pour cette francophone, la surprise a été de découvrir que le film était en français. Je n’étais pas au courant que le film était en français […] Pour autant que je sache, ce n’était pas écrit sur la brochure.

Quand il y a un peu de français dans l’air en dehors du Québec, c’est toujours un cadeau.

Une citation de Bat-Ami Hensen

Bat-Ami Hensen dit aimer découvrir des films d’ailleurs grâce au festival, mais aurait souhaité plus de diversité dans la programmation. De son côté, Chantal Brodeur a d’abord été attirée par la thématique du film, et le fait qu’il est en français a beaucoup aidé.

Je viens au festival [chaque année], et tous les ans, je m’assure de visionner au moins un film en français, parce que c’est difficile, ici, à Victoria, d’avoir des films en français et surtout des films qui sont très récents.

Une citation de Chantal Brodeur

Chantal Brodeur explique que l’Université de Victoria diffuse néanmoins des films en français à l’occasion. Elle rend d’ailleurs hommage au cinéma, un [média] qui est tellement fort, qui est tellement puissant, qui […] permet de présenter des émotions [difficiles à] exprimer.

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