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Le gouvernement du Manitoba double presque le financement alloué au Centre Culturel Franco-Manitobain |RADIO-CANADA|

RADIO-CANADA – Natalia Weichsel, publié le 19 avril 2024

Le Manitoba a annoncé vendredi une augmentation du financement du Centre culturel franco-manitobain de 387 000 $, ce qui porte l’aide gouvernementale allouée à l’organisme à 806 000 $.

Le premier ministre du Manitoba, Wab Kinew, a précisé que la culture francophone et le français sont au cœur de l’identité des Manitobains. PHOTO : RADIO-CANADA / SIMON DESCHAMPS

Le premier ministre du Manitoba, Wab Kinew, a précisé lors de l’annonce : La culture francophone et le français sont au cœur de ce que nous sommes en tant que Manitobains.

Notre communauté francophone constitue un aspect vital du patrimoine de notre province. Il nous rend uniques, a-t-il ajouté.

Il a précisé que cette annonce de financement permettra au CCFM de s’épanouir et de poursuivre ses activités en faveur de la culture francophone.

Ce financement permettra au Manitoba de conserver son statut de province bilingue,a-t-il dit par ailleurs.

Le ministre responsable des Affaires francophones, Glenn Simard, présent aux côtés du premier ministre, a expliqué que cet investissement représente l’engagement du gouvernement pour assurer l’avenir du CCFM.

Il a précisé que le budget représentait un doublement du financement de l’organisme, soit une augmentation de 92 %, et que ce financement serait récurrent. Avant cette annonce, le CCFM bénéficiait d’une enveloppe gouvernementale de 419 000 $.

Cela leur permettra de garder un œil sur l’avenir au lieu de se contenter d’allumer la lumière, a dit Glenn Simard.

Le ministre n’a cependant pas précisé si le financement futur tiendrait compte du niveau de l’inflation.

Glenn Simard a reconnu que le gouvernement et le CCFM sont de vrais partenaires et que les conversations s’entretiennent tous les jours et tous les semaines.

Nous allons viser le futur et assurer que le centre culturel est bien supporté par le gouvernement pour que toutes les belles choses continuent, dit-il.

Soutenir les ressources opérationnelles

Dans le budget provincial déposé au début du mois, le gouvernement néo-démocrate s’était engagé à augmenter le budget de fonctionnement du CCFMpour soutenir les activités culturelles et artistiques en français.

Depuis 2011, l’enveloppe de fonctionnement de l’organisme culturel n’avait pas été bonifiée. Depuis de nombreuses années, le CCFM dit qu’il compose avec un budget précaire.

Pour la présidente du Conseil d’administration du CCFM, Michelle Gervais, l’annonce de la province constitue un soulagement.

Le CCFM a longtemps dû travailler avec des budgets insuffisants le forçant souvent à faire des coupures au niveau des ressources humaines ou encore à la programmation et se fier surtout sur la location des salles ou une autre façon d’équilibrer des budgets, raconte-t-elle.

C’est une annonce importante et historique qui aide à stabiliser la situation financière du CCFM, qui lui permet de mieux desservir sa population diversifiée et grandissante, dit-elle.

De son côté, la directrice générale du Centre culturel franco-manitobain, Ginette Lavack, affirme que cette augmentation du financement aidera le CCFMà stabiliser ses finances.

Nous affichons des budgets déficitaires depuis quelques années, ce qui reflète l’inflation, le coût élevé de la vie et l’augmentation de tous les prix, explique-t-elle.

Nous pouvons respirer un peu plus facilement en sachant que nous disposons de ces ressources supplémentaires pour nous aider à nous stabiliser.

Une citation de Ginette Lavack, directrice générale du Centre culturel franco-manitobain

Elle ajoute que le nouveau financement sera également utilisé pour effectuer certaines réparations dans les locaux.

Ce budget nous donnera aussi le confort nécessaire pour réparer les choses au fur et à mesure qu’elles doivent l’être, dans des délais plus courts, note-t-elle.

Mme Lavack souligne que, bien que le CCFM soit une organisation affiliée à la province, le financement annoncé n’est assorti d’aucune condition primordiale.

Il n’y a pas des conditions particulières qui disent qu’on doit dépenser les fonds d’une façon ou d’une autre, explique-t-elle.

Elle souligne toutefois que l’organisation devra continuer à produire des rapports de ses activités, comme elle l’a fait précédemment.

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