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Le Parlement jeunesse franco-manitobain célèbre ses 40 ans |RADIO-CANADA|

RADIO-CANADA – Ilrick Duhamel, publié le 2 février 2024

Depuis 1984, le Parlement jeunesse franco-manitobain (PJFM) permet à de jeunes Manitobains d’expression française, âgés de 14 à 25 ans, de s’initier aux rouages du système parlementaire canadien.

Des jeunes débattent de différents projets de loi au Palais législatif du Manitoba durant le 39e Parlement jeunesse franco-manitobain en 2023.
PHOTO : 3 HONEYBEES PHOTOGRAPHY

En 1983, de jeunes Franco-Manitobains ont déposé un amendement au Parlement jeunesse du Manitoba (Youth Parliament of Manitoba) afin qu’il devienne bilingue. Cet amendement a été rejeté.

On pouvait s’exprimer en français au Parlement jeunesse du Manitoba, mais puisque ce n’est pas tout le monde qui comprenait, cela rendait les discussions plus difficiles, se rappelle Michael Osborne, le premier premier ministre du Parlement jeunesse franco-manitobain, en 1984.

Un second amendement demandant l’installation d’un système de traduction a également été rejeté.


Micheline Sabourin, Marc-Yvan Hébert, Denis Prieur, Roger Picton, Francine Hébert, Janique Lavallée et Sol Desharnais participent aux débats durant le Parlement jeunesse franco-manitobain de 1991.
PHOTO : ARCHIVES DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE SAINT-BONIFACE ARCHIVES (ASHSB)
Suzanne Comeault était l’une des participantes du tout premier Parlement jeunesse franco-manitobain en 1984.
PHOTO : ARCHIVES DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE SAINT-BONIFACE ARCHIVES (ASHSB) / LA LIBERTÉ

Michael Osborne était alors âgé de 18 ans. Il a décidé de mettre sur pied un Parlement jeunesse pour les jeunes d’expression française dans l’ancien hôtel de ville de Saint-Boniface. Le Parlement jeunesse franco-manitobain était né.

Lors de sa première année, en 1984, plus de 75 jeunes d’expression française y ont participé. Pour Michael Osborne, le but, c’était de créer un espace afin que les jeunes francophones puissent s’exprimer, en français, sur différents enjeux politiques, et de forger leurs propres opinions.

S’initier à la politique

Le PJFM permet à de jeunes Manitobains d’expression française, âgés de 14 à 25 ans, de s’initier aux rouages du système parlementaire canadien.

Du 2 au 4 février, une quarantaine de jeunes se comporteront comme des députés de l’Assemblée législative et débattront de différents projets de loi parfois fictifs, parfois inspirés de l’actualité.

Cette année, on va débattre de l’intelligence artificielle, ainsi que de certaines politiques fédérales sur l’environnement, mais aussi de certaines règles de grammaire que tous les étudiants francophones détestaient au primaire, explique Madeleina Daigneault, vice-première ministre du 40e PJFM.

Parmi les objectifs de cette simulation parlementaire se trouve la promotion de l’apprentissage de l’art oratoire, mais aussi l’encouragement de la participation politique des jeunes d’expression française.

Tisser des liens

Madeleina Daigneault participe pour la quatrième fois au PJFM. Pour l’étudiante de 19 ans de la Faculté des arts de l’Université de Saint-Boniface, c’est bien plus qu’une simulation parlementaire.Ouvrir en mode plein écran

Madeleina Daigneault participe au Parlement jeunesse franco-manitobain pour la quatrième fois en 2024.
PHOTO : RADIO-CANADA / PJFM

[Le PJFM] est l’une des seules activités francophones pour les jeunes qui n’ont vraiment aucun lien avec l’école. Donc, on peut vraiment tisser des amitiés qu’on ne pourrait pas faire autrement.

Une citation de Madeleina Daigneault, vice-première ministre du 40e PJFM

Michael Osborne souligne que la réalité des jeunes francophones d’aujourd’hui est différente de celle qu’il a connue. À l’époque, il n’y avait qu’une seule école secondaire francophone [le Collège Louis-Riel]. On se connaissait donc beaucoup plus. C’est important que des jeunes puissent se rencontrer et échanger.

Inspirer la relève

Les activités du PJFM se déroulent à l’intérieur du Palais législatif du Manitoba. Pour la vice-première ministre de ce 40e rassemblement, c’est vraiment, vraiment spécial, surtout qu’au Manitoba, on a vraiment un beau palais législatif. Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir à l’intérieur.

Durant la fin de semaine, les participants auront également l’occasion d’échanger sur différents enjeux concernant les jeunes francophones avec des députés du Parti progressiste-conservateur ainsi que du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Les jeunes francophones, c’est tellement une catégorie très spécifique. Ce n’est pas tous les jours qu’on les entend.

Une citation de Madeleina Daigneault, vice-première ministre du 40e PJFM

Michael Osborne, maintenant avocat à Toronto, sera également sur place, toute la fin de semaine, pour rencontrer les participants de la 40e édition. Le PJFM m’a permis de développer des habiletés orales qui me servent, aujourd’hui, comme avocat. Je suis fier et émotif d’être présent. C’est une très, très bonne chose que ce projet subsiste encore.

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