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Le rideau se lève sur la pièce alterIndiens au Théâtre Cercle Molière à Saint-Boniface |RADIO-CANADA|

RADIO-CANADA – Simon Deschamps, publié le 9 janvier 2024

Mardi soir, la pièce de théâtre alterIndiens prend l’affiche au Théâtre Cercle Molière, à Saint-Boniface.

Le comédien Étienne Thibeault interprète le rôle de Angel dans la pièce de théâtre alterIndiens.
PHOTO : MARIE-ANDREE LEMIRE

Imaginez un souper de couples où trois Autochtones et trois Québécois tentent de discuter de différents enjeux de société. C’est ce que la pièce alterIndiens veut faire vivre au public, dans un spectacle ponctué d’humour et de malaise.

En gros, c’est tous les malaises qui peuvent arriver dans une soirée entre amis quand les amis ne sont pas conscients des bagages culturels des autres, explique la comédienne Natalie Tannous.

Cette dynamique doit permettre aux comédiens d’illustrer à quel point il est important de créer des liens entre les personnes autochtones et allochtones

Je pense qu’elle est importante parce que tout le monde qui vont aller voir la pièce vont sortir avec quelque chose de différent, il y a personne qui sort de cette pièce-là pas écorché. Chaque personnage, on va pouvoir en rire, mais à un moment donné dans la pièce on va faire rire de soi aussi, indique le comédien Xavier Watso.

De gauche à droite, Natalie Tannous, Lesly Velázquez et Xavier Watso, interprètes dans la pièce de théâtre alterIndiens présentée au TCM jusqu’au 20 janvier.
PHOTO : RADIO-CANADA / NATALIA WEICHSEL

On pourrait parler de choses sérieuses d’une façon très sérieuse, ça, ça se peut pis on va tous finir par pleurer, puis aller à un psychologue tout de suite après, renchérit la comédienne Lesly Velázquez.

La comédie ouvre des portes pour s’ écouter. Il faut être intelligent pour être capable de se moquer de nous-mêmes pour mettre en valeur les choses dont il faut parler, mais avec beaucoup de respect en passant par l’humour.

Une citation de Lesly Velázquez, comédienne dans alterIndiens.

AlterIndiens est une production de la troupe montréalaise Menuentakuan sur la base d’un texte de Drew Hayden Taylor, un auteur canadien avec des origines ojibwées.

La pièce a été originalement montée dans les années 2000 dans des théâtres de Toronto.

Charles Bender, qui interprète aussi un personnage dans la présente mouture, a fait la traduction française de la pièce. Elle est mise en scène par Xavier Huard.

Geneviève Pelletier, directrice artistique et générale du Théâtre Cercle Molière (Photo d’archives)
PHOTO : RADIO-CANADA / MATHILDE GAUTIER

La directrice artistique et générale du Théâtre du Cercle Molière, Geneviève Pelletier, se réjouit d’accueillir cette pièce au Manitoba, alors que la thématique de cette saison est le dialogue.

On peut aussi parler encore de réconciliation et de volonté d’être dans une démarche. Qu’est-ce que ça implique et comment on aborde cette question-là, explique-t-elle. Des spectacles de cette saison, c’est celui le plus fusionnel. Dans le sens qu’on a vraiment des gens qui discutent, des personnages qui parlent sur scène et dans des contextes où on peut se reconnaître vivement.

La pièce s’adresse à un public de 15 ans et plus. Le TCM avertit qu’une brève scène de nudité est jouée en début de spectacle.

La pièce sera présentée au TCM jusqu’au 20 janvier.

Avec des informations de Natalia Weichsel et de Patricia Bitu Tshikudi.

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