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Plusieurs francophones finalistes aux prix canadiens de la musique folk |RADIO-CANADA|

RADIO-CANADA – Publié le 8 avril 2024

Non seulement le genre ne se démode pas, mais gagne en popularité, selon les musiciens.

Charlotte LeBlanc
PHOTO : RADIO-CANADA / KYLE MOONEY

Un genre musical ancré dans la tradition, mais toujours fort populaire est célébré ces jours-ci à Terre-Neuve-et-Labrador.

L’édition 2024 de la remise de prix annuelle Canadian Folk Music Awards a lieu dans la capitale de la province, Saint-Jean. Du 3 au 7 avril, une variété de concerts était au programme.

L’événement a attiré des musiciens de partout au pays, dont des francophones, qui sont une dizaine à être en nomination.

Même si le folk figure parmi les plus anciens genres de musique moderne, il n’a pas perdu la faveur des jeunes musiciens, et a même gagné en popularité dans les 10 ou 15 dernières années.

Pour André Lavergne, du groupe gaspésien Dans l’Shed, finaliste pour le prix des auteurs-compositeurs francophones de l’année, le genre ne peut pas vieillir.

Dans l’Shed lors du lancement de leur album Gaspericana en 2017.
PHOTO : RADIO-CANADA / ISABELLE LAROSE

Le folk ressort tout le temps parce que c’est une musique qui ne se démode pas, dit-il. Une nouvelle saveur, c’est le fun, mais c’est rare que ça reste dans le temps.

Éric Dion, l’autre membre du duo, a été attiré par la beauté et la simplicité du folk.

Pour moi, c’est la sincérité, puis les textes aussi. C’est un niveau très, très élevé de musicalité, de dextérité, mais de sincérité incroyable aussi, dit-il.

La Franco-Manitobaine Jocelyne Baribeau classe sa musique dans le folk alternatif. Elle joue depuis son enfance. C’est une musique qui prône l’unité, déclare-t-elle, et un son qui entraîne et rassemble le public.

C’est vraiment des histoires qui rassemblent. C’est souvent les histoires d’un peuple, d’une culture, des histoires d’amour, de tradition, de racines, explique-t-elle.

« Ça fait du bien pour l’âme et on a besoin de ça », dit la musicienne Jocelyne Baribeau. (Photo d’archives)
PHOTO : RADIO-CANADA / DENIS CHAMBERLAND

L’ambiance familiale dégagée par ce style musical rehausse l’expérience, renchérit le multi-instrumentiste Robin LeBlanc. Il parle d’une ambiance familiale.

On vit un moment, comme dans une grande cuisine, mais c’est une salle de spectacle, illustre-t-il.

La famille LeBlanc, un groupe de Bathurst au Nouveau-Brunswick qui est ancré dans les traditions acadiennes et celtiques, est composée des parents Robin et Rebecca et de leurs trois filles, Charlotte, Mélodie et Rosalie.

La famille LeBlanc est de Bathurst au Nouveau-Brunswick.
PHOTO : RADIO-CANADA / KYLE MOONEY

Pour leur performance sur l’album Perdrais-je mon temps…Would I be losing my time, les trois adolescentes sont en nomination cette année aux Canadian Folk Music Awards dans la catégorie Jeunes artistes de l’année.

Les autres finalistes sont Abigale (pour l’album Different Roads), Fiddelium (Lit Up), Mia Kelly (Garden Through the War), Paige Penney (Game Changer) et The Trilogy (Irish Millie).

C’est vraiment impressionnant de voir que le folk est vivant dans la jeunesse parce qu’on voit moins ça, au Nouveau-Brunswick, dit la violoniste Charlotte LeBlanc.

Jocelyne Baribeau constate un intérêt croissant envers la musique folk partout au pays et ne s’en étonne pas.

Ça fait du bien chanter, bouger, dit-elle. Ça fait du bien pour l’âme et on a besoin de ça, je pense.

Les francophones nommés aux Canadian Folk Music Awards 2024

Auteur-compositeur(s) francophone de l’année :

Aleksi Campagne – For the Giving / Sans rien donner

Catherine Durand – La maison orpheline

Dans l’Shed – La nouvelle saison

Marie-Ève Laure – Reviens

Veranda – Là-bas

Artiste de la relève de l’année : La Déferlance – Le feu aux poudres

Album traditionnel de l’année : La Déferlance – Le feu aux poudres

Chanteur traditionnel de l’année : François-Félix Roy – Peines perdues

Auteur-compositeur autochtone de l’année : Willows – Maison vent

Groupe de l’année : Genticorum – Au coeur de l’aube

Groupe vocal de l’année : Musique à bouches – Il est grand temps

D’après le reportage de Kyle Mooney

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