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Quatre municipalités rejoignent l’Association des municipalités bilingues du Manitoba |RADIO-CANADA|

RADIO-CANADA – Natalia Weichsel, publié le 18 avril 2024

Les municipalités de Grey, de Sainte-Anne, de Piney et de Lorne deviendront bientôt membres de l’Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM).

Justin Johnson, chef de la direction de l’Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM) est content que l’AMBM puisse soutenir les municipalités dans leur transition comme nouveaux membres.
PHOTO : RADIO-CANADA / CATHERINE MOREAU

Wayne Anderson, le préfet de Piney, affirme que ce n’est pas la première fois que sa municipalité a tenté de se joindre à l’AMBM.

Il y a environ six ou sept ans, l’AMBM nous a contactés pour savoir si nous voulions nous joindre à eux, explique-t-il. Mais il s’est avéré que notre population francophone n’était pas assez grande à l’époque pour que nous puissions nous joindre à eux, même si on a exprimé notre souhait de le faire.

Il ajoute que, depuis ce temps, l’AMBM a changé de politique afin de permettre aux municipalités ayant un nombre moins élevé de résidents francophones de se joindre à elle.

Nous avons peut-être 10 à 15 % de francophones ici et il n’y a pas de raison pour laquelle nous ne pouvons pas offrir des services en français et en anglais pour améliorer les choses pour tout le monde, affirme-t-il.

Différents niveaux de soutien

Le chef de la direction de l’AMBM, Justin Johnson, précise que les régions concernées sont en train de travailler à l’adoption des règlements municipaux appropriés pour fournir des services dans les deux langues officielles.

On a hâte d’accueillir ces nouveaux membres et de les outiller, de leur permettre d’agir concrètement avec les appuis, les services d’accompagnement qu’apporte l’AMBM, indique-t-il.

Il ajoute que ces quatre municipalités auront accès aux mêmes outils offerts aux membres actuels de l’AMBM.

Justin Johnson indique que ces outils sont offerts dans le cadre d’un modèle ayant pour but d’appuyer le développement des communautés francophones et bilingues au sein des municipalités.

Les municipalités pourront donc fournir des services dans les deux langues officielles au fur et à mesure, sans avoir à dépenser beaucoup d’argent.

Wayne Anderson estime que l’AMBM va aider sa municipalité à plusieurs égards.

Le plus intéressant, c’est que nous n’avons pas besoin de dépenser beaucoup d’argent pour modifier nos règlements municipaux et d’autres choses de ce genre d’un seul coup, estime-t-il. Par exemple, si on adopte un nouveau règlement, nous pouvons l’envoyer à l’AMBM pour qu’ils le traduisent en français et le mettent sur notre site web.

L’association fournit ces traductions gratuitement, ce qui ne coûte donc rien de plus aux résidents, ajoute-t-il.

La richesse de la langue

Le préfet de la municipalité rurale de Sainte-Anne, Richard Pelletier, affirme que sa communauté a décidé de rejoindre l’AMBM pour le maintien de la langue française.

Le fait d’avoir deux langues, surtout la langue française au Manitoba et de la garder, c’est une richesse, c’est un privilège, explique-t-il.

Il ajoute qu’il est d’autant plus important de se rapprocher des autres municipalités bilingues et francophones que le Manitoba est majoritairement anglophone.

S’il y a beaucoup de francophones au Manitoba qui portent attention et qui élèvent leurs voix pour pouvoir garder la langue française, ça va inviter les gens de l’est et les francophones d’ailleurs à venir s’établir au Manitoba, estime M. Pelletier.

C’est un avis partagé par David Beaudry, un conseiller municipal de Piney.

Il explique que tous les membres du conseil municipal étaient pour le fait de devenir membre de l’AMBM et que la préservation de la langue française est une priorité pour tous.

Beaucoup de jeunes ont perdu la langue française.

Une citation de David Beaudry, conseiller municipal de Piney

Je pense que l’Association des municipalités bilingues est prête à aider s’il y a des défis à cet égard, conclut-il.

Avec les informations de Lindsay Aïda Gueï

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