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Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

RADIO-CANADA – Publié le 12 mars 2023

Le thème de la francophonie s’invite aux discussions à la campagne électorale sur l’Île-du-Prince-Édouard.

Dans cette course électorale provinciale, les francophones et les francophiles représentent environ 16 % des candidats.
PHOTO : RADIO-CANADA

Des francophones et des francophiles qui se présentent en tant que candidats lors de ces élections reconnaissent le besoin d’étendre l’offre de services bilingues.

Pour Adina Nault, candidate du Parti vert dans Charlottetown-Hillsborough Park, l’accès aux services en français dès un jeune âge est une question prioritaire.

« J’ai été élevée dans la communauté francophone, j’ai vu toute ma vie qu’il fallait qu’on se battre pour avoir ce qu’on a. »— Une citation de  Adina Nault, candidate du Parti vert dans Charlottetown-Hillsborough Park

Adina Nault constate le manque de places dans les centres de la petite enfance pour les enfants francophones.

Il faudrait absolument évaluer ça, parce qu’on sait que si on n’accepte pas les enfants, on risque de les perdre, craint-elle.

Faire campagne dans les deux langues officielles

Anglophone d’origine, le candidat libéral Gordon McNeilly a appris le français dans des classes d’immersion à l’Île-du-Prince-Édouard.

Anglophone d'origine, le candidat libéral Gordon McNeilly a appris le français dans des classes d’immersion à l’île.
Anglophone d’origine, le candidat libéral Gordon McNeilly a appris le français dans des classes d’immersion à l’île.
PHOTO : RADIO-CANADA

Il reconnaît l’importance de faire campagne dans les deux langues officielles.

Quand je suis à la porte, si tu parles français, je veux parler français, et je fais l’effort parce que c’est très important pour la culture acadienne, ajoute-t-il.

Présence avantageuse pour la communauté francophone

Pour la Société acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard, la présence de candidats francophones et francophiles est avantageuse pour toute la communauté.

C’est bon aussi d’avoir des anglophones qui puissent défendre les francophones ou parler français. Je ne veux pas dire de parler en notre nom, mais je veux dire défendre les droits des francophones, note le président par intérim Charles Duguay.

Accès à des soins de santé en français : une priorité

Dans ces élections provinciales, les francophones et les francophiles représentent environ 16 % des candidats. Joe Byrne est une de ces personnes.

Joe Byrne est le candidat néo-démocrate de Charlottetown-Victoria Park.
Joe Byrne est le candidat néo-démocrate de Charlottetown-Victoria Park.
PHOTO : RADIO-CANADA

Pour lui, l’accès aux soins de santé bilingues devrait être la priorité du prochain gouvernement.

Dans notre communauté, on a la capacité par exemple d’avoir de la traduction. On peut avoir des médecins qui ne parlent pas bien anglais ou français, puis on peut contacter les autres gens pour assurer qu’ils ont le service disponible dans une des langues officielles, mentionne le candidat néo-démocrate de Charlottetown-Victoria Park.

Même son de cloche chez les progressistes-conservateurs.

Depuis 2013, une loi provinciale assure l’offre de services désignés bilingues dans la fonction publique, un signe de l’importance politique de cette communauté, selon Gilles Arsenault, candidat dans Évangéline-Miscouche.

La communauté acadienne et francophone a un impact assez significatif au niveau de la politique à l’Île-du-Prince-Édouard, croit-il.

À l’heure actuelle, l’Île-du-Prince-Édouard compte 19 services désignés bilingues, mais seulement cinq sont offerts en santé, dont le service téléphonique 811.

D’après un reportage de Gabrielle Drumond

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