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RADIO-CANADA – Publié le 13 janvier 2024

L’année 2024 ne fait que commencer, et l’organisme Jeunesse acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard (JAFLIPE) a déjà des objectifs bien précis.

Audrick Mofor est directeur de JAFLIPE.
PHOTO : RADIO-CANADA / GABRIELLE DRUMOND

En tête de liste, il faut relancer un organisme qui s’est fait discret pendant la pandémie, et le remettre entre les mains de la plus jeune génération.

Le dossier prioritaire, c’est de ramener JAFLIPE dans la conscience collective de la jeunesse, déclare Audrick Mofor. Directeur de l’organisme depuis seulement deux mois, il constate que les défis ne manquent pas.

Je viens d’arriver, j’ai trouvé une structure dormante à cause de la COVID, dit-il. Je souhaite complètement redémarrer l’organisation.

Cette période trop calme crée un grand besoin, celui de faire le pont avec la relève, observe Hayden Cotton, un étudiant universitaire de 18 ans qui est le représentant de l’organisme auprès de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF).

Hayden Cotton est le représentant de JAFLIPE auprès de la Fédération de la jeunesse canadienne-française.
PHOTO : RADIO-CANADA / GABRIELLE DRUMOND

Le plus gros problème que je trouve que JAFLIPE va avoir, c’est essayer de convaincre une grosse majorité de la plus jeune population, parce qu’eux n’ont jamais eu l’opportunité de faire les activités de JAFLIPE, a-t-il mentionné samedi.

Pour ce faire, l’étape un, c’est d’aller rejoindre les jeunes dans leurs écoles, souligne-t-il.

Le nouveau directeur Audrick Mofor planifie justement deux tournées scolaires. D’abord une visite introductive pour remettre JAFLIPE sur les rails.

Ensuite, on retournera voir les jeunes pour qu’ils nous disent exactement quels sont leurs besoins, quelles activités ils aimeraient mettre en place dans la communauté, dit-il.

JAFLIPE, c’est d’abord par et pour les jeunes. C’est eux qui vont me dire quoi faire. En tant que leur direction générale, je vais les accompagner et j’implémenterai ce qu’ils auront décidé.

Une citation de Audrick Mofor, directeur de JAFLIPE

C’est une relance à laquelle Vincent Gallant, un étudiant de 8e année, veut participer. Il a assisté à l’assemblée générale annuelle qui se déroulait samedi à Charlottetown.

Je veux faire tout ce que je peux pour aider ma communauté puis essayer d’engager des gens à mon école, dit-il.

Vincent Gallant, samedi à Charlottetown.
PHOTO : RADIO-CANADA / GABRIELLE DRUMOND

Ide Muriel Kembou Djoufack est arrivée du Caremoun l’été dernier pour étudier à l’île. Elle y a jusqu’à maintenant vu une francophonie diversifiée et accueillante, et désire encore mieux s’y intégrer.

D’où l’idée de joindre JAFLIPE. Je pense que je peux être un atout pour la communauté, parce que j’amène ma propre culture et mes connaissances. Je peux aider dans la communication, dans l’interaction, dit-elle.

Ide Muriel Kembou Djoufack à l’assemblée de JAFLIPE, samedi à Charlottetown.
PHOTO : RADIO-CANADA / GABRIELLE DRUMOND

L’engagement de la jeunesse francophone est une des clés pour assurer la vitalité de la communauté, d’après Hayden Cotton.

Je trouve que la culture acadienne et francophone à l’Île-du-Prince-Édouard n’est pas assez bien démontrée. On devrait avoir plus de participation de la population, a-t-il soutenu.

D’après le reportage de Gabrielle Drumond

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RADIO-CANADA – Gabrielle Drumond, publié le 10 janvier 2024

La région de Rollo Bay, dans l’est de l’Île-du-Prince-Édouard, célèbre cette année les 300 ans d’une cloche symbolisant la résistance acadienne.

Selon Tina Peters-White, directrice par intérim du Comité acadien de l’Est, la cloche de 300 ans a été transférée à l’école La-Belle-Cloche pour les festivités de fin d’année. Elle devrait bientôt être retournée à l’église de Saint-Mary’s.
PHOTO : RADIO-CANADA / GABRIELLE DRUMOND

Surnommé la belle cloche, l’artefact est revendiqué par les Acadiens et par les paroissiens comme objet du patrimoine culturel et historique.

La cloche représente les Acadiens qui ont perdu leur langue dans les années passées. Ça représente leur famille, les Chaisson, les Daigle, ces gens qui ont perdu leur langue, mais qui sont toujours dans la région.

Une citation de Tina Peters-White, directrice par intérim du Comité acadien de l’Est
La cloche avait été placée à l’église de Saint-Alexis, à Rollo Bay, qui est située devant l’école La-Belle-Cloche. En 2015, l’église a fermé ses portes.
PHOTO : RADIO-CANADA

Membre de la communauté et directrice par intérim du Comité acadien de l’Est (CAFE), Tina Peters-White souligne que l’anniversaire de la cloche représente une occasion de faire connaître l’histoire des Acadiens aux membres de la communauté.

C’est un processus d’éducation pour les paroissiens, pour les plus jeunes et même les générations plus vieilles, car ce n’est pas tout le monde qui connaît l’histoire de la cloche, ajoute-t-elle.

Un récit acadien

La cloche en bronze aurait été fabriquée en Belgique en 1723 pour être installée, un an plus tard, dans une église du village de Havre-Saint-Pierre, ou en anglais, Saint-Peters Harbour à l’île, selon l’historien Georges Arsenault.

Durant la Déportation, entreprise en 1755, les Acadiens ont enterré la cloche afin d’empêcher sa destruction par les Anglais.

Les Acadiens savaient que les Anglais s’en venaient et ils avaient peur de perdre la cloche. Ils la considéraient comme quelque chose de précieux qu’ils voulaient garder.

Une citation de Judy Chaisson, membre de la paroisse de Saint-Mary’s
Judy Chaisson était membre de l’ancienne paroisse de Saint-Alexis de Rollo Bay qui a été incorporée à la paroisse de Saint-Mary’s de Souris en 2015. Elle travaillait au sein du CAFE lorsque les paroissiens ont voté pour que l’église la conserve.
PHOTO : RADIO-CANADA / GABRIELLE DRUMOND

Auteure d’un livre pour enfants sur l’histoire de la cloche et membre de la paroisse de Saint-Mary’s, Judy Chaisson, rappelle que l’artefact a été retrouvé par hasard à Morell, une municipalité voisine.

En 1870, la cloche a été retrouvée par un fermier qui l’a frappée avec sa charrue, et elle est devenue notre trésor. Nous, membres de la paroisse, nous nous sommes dit que la cloche appartenait à nos ancêtres, et nous aimerions avoir cela dans notre église, explique-t-elle.

La cloche a été donnée à l’église catholique de Morell qui l’a échangée pour une neuve à la paroisse de Saint-Alexis, à Rollo Bay.

À l’époque, la grande majorité des paroissiens de Saint-Alexis était d’origine acadienne.

Pour Judy Chaisson, la cloche est le plus important artefact retrouvé dans l’histoire de l’Acadie de l’île.

On n’a rien trouvé d’autre. Cela représente la foi des gens et leur lutte. […] La cloche a été mise de côté pour être oubliée, mais elle est revenue et pour moi, c’est incroyable, ajoute-t-elle.

La cloche est actuellement à l’église Saint-Mary’s, à Souris.
PHOTO : RADIO-CANADA

À qui appartient la cloche?

Lorsque l’église de Saint-Alexis a fermé ses portes en 2015, la communauté acadienne et francophone a tenté de rapatrier la cloche au sein du centre scolaire communautaire de la région, mais sans succès.

En 2017, la communauté a voté en majorité pour que la cloche soit placée au cimetière de l’église Saint-Alexis.

Quelques années plus tard, la cloche a été transférée à l’église de Saint-Mary’s, à Souris.

Depuis, la paroisse et la communauté acadienne et francophone sont parvenues à un compromis.

La cloche demeure pendant l’année à l’église de Saint Mary’s, mais elle est installée au centre scolaire communautaire pour des célébrations des fins d’année et des collations de grade.

C’est leur cloche, mais c’est aussi une cloche acadienne. Cela appartient aux Acadiens. Mais je suis vraiment contente qu’ils puissent partager la cloche avec nous, indique Tina Peters-White.

Les paroissiens reconnaissent, de leur côté, la valeur de l’artefact tant pour l’Église que pour les Acadiens.

La cloche a été le témoin de cérémonies, d’enterrements, de naissances, de baptêmes, de mariages et de messes. […] Elle a sonné longtemps ici et, pour les occasions spéciales, nous la faisons sonner ici, à l’école, ajoute Judy Chaisson.

Les célébrations des 300 ans de la belle cloche auront lieu au cours de l’année.

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FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 10 janvier 2024

Prévu au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse à Clare et Argyle du 10 au 18 août 2024, le Congrès mondial acadien (CMA) 2024 offrira une pléthore de rassemblements, de conférences, et d’activités pour célébrer la culture acadienne.

Gracieuseté du CMA

Le grand rassemblement planétaire des acadiens sera de retour durant la prochaine saison estivale pour une 7e édition du CMA en Nouvelle-Écosse. Une édition très attendue par la diaspora acadienne après les tracas de la pandémie.

« Avec de grands spectacles en plein air, des expériences culinaires, des conférences thématiques ou des rassemblements familiaux, les activités du CMA 2024 vous permettront de « Vivre votre Acadie«  et de la partager avec la parenté ou de nouveaux amis », promettent les organisateurs de l’événement.

Située à proximité de la ville de Yarmouth, l’Acadie du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse sera la région hôtesse du CMA 2024. Elle est composée des régions de Clare et d’Argyle. Gracieuseté.

Une programmation pour tous les goûts

Les passionnés de la scène seront choyés avec plusieurs gros spectacles en plein air et événements avec au menu les grands noms de la scène musicale acadienne. À commencer par le spectacle de la journée d’ouverture (10 août), le party du samedi soir (17 août) et le spectacle de clôture (18 août) et surtout le spectacle de la Fête nationale de l’Acadie (15 août).

Gracieuseté du CMA

Activité à la fois unique et très appréciée depuis la première édition du CMA en 1994, les réunions de familles permettront – comme à l’accoutumée – de rencontrer des cousins et cousines venant de partout dans le monde.

Gracieuseté du CMA

N’étant pas en reste, les amoureux de la gastronomie auront également l’embarras du choix durant le CMA 2024. Démonstrations culinaires, party de cuisine et dégustation de mets traditionnel et des fruits de mer de la région seront au menu de l’événement.

Gracieuseté du CMA

Par ailleurs, le CMA 2024 sera aussi l’occasion d’aborder des sujets importants aux yeux de la communauté acadienne à travers de nombreuses conférences, y compris une conférence économique, un sommet des femmes, des conférences thématiques et de grandes discussions sur le futur de l’Acadie.

Signe de l’importance de la relève et à la transmission du patrimoine aux jeunes générations, les organisateurs du CMA prévoient également un volet jeunesse.

« Les jeunes francophones de 18 à 35 ans auront l’occasion de participer à des ateliers qui les aideront à développer leur leadership, de s’outiller pour devenir des citoyens engagés dans leur milieu, d’être sensibilisés aux enjeux de la francophonie des Amériques et de se rencontrer, d’échanger sur leurs expériences et de tisser des liens durables », peut-on lire sur le site web du Congrès.

Enfin, des activités communautaires seront au programme de l’édition 2024 dans la région hôtesse pour mettre en valeur les traditions, les talents et le savoir-faire local de la région hôtesse.

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RADIO-CANADA – Laurent Rigaux, publié le 13 décembre 2023

Une soixantaine de personnes ont participé, mercredi, à la 16e cérémonie du jour du Souvenir acadien à l’Île-du-Prince-Édouard. Parmi elles, des élèves de l’école Évangéline, dont certains ont lu des récits de jeunes Acadiens déportés en 1758. L’occasion, pour plusieurs personnes interrogées, de conscientiser les jeunes générations à un avenir plus pacifique.

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Le jour du Souvenir acadien s’est tenu au site historique Skmaqn–Port-la-Joye–Fort Amherst.
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURENT RIGAUX

Ce jeune garçon ne méritait pas de mourir. Nous, on a de la chance d’être ici par rapport à d’autres qui ont été déportés à un âge aussi jeune, observe Taïm Hadjadj.

En sixième année à l’école Evangéline, il a lu l’histoire d’un enfant mort pendant la déportation à la commémoration du jour du Souvenir acadien, qui s’est tenue comme chaque année au lieu historique Skmaqn–Port-la-Joye–Fort Amherst.

Taïm Hadjadj, en 6e année à l’école Évangéline, a lu l’histoire d’un jeune garçon mort pendant la déportation de 1758.
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURENT RIGAUX

Plusieurs des personnes interrogées ont insisté sur le fait qu’il est important que les jeunes gardent ces histoires en mémoire afin de lutter contre toutes les formes de haine.

Les atrocités que les Acadiens ont vécues, ça continue encore dans le monde. Des gens sont expulsés de leur territoire. C’est ce que les Acadiens ont vécu en temps de guerre, souligne l’historien Georges Arsenault, qui a joué le rôle de maître de cérémonie.

C’est bon de faire le parallèle pour montrer que ce qu’on a vécu, d’autres le vivent malheureusement encore aujourd’hui.

Une citation de Georges Arsenault, historien
Georges Arsenault est historien et président du Comité historique Soeur-Antoinette-DesRoches. Il a animé la cérémonie du jour du Souvenir acadien.
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURENT RIGAUX

La lieutenante-gouverneure Antoinette Perry espère, quant à elle, que ces récits pousseront les jeunes à s’engager.

Ils doivent réfléchir aux petits gestes qu’ils peuvent faire dans leur entourage pour empêcher les atrocités, les injustices, affirme-t-elle.

La lieutenante-gouverneure Antoinette Perry était présente à la cérémonie du jour du Souvenir acadien, le 13 décembre 2023.
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURENT RIGAUX

L’ancienne enseignante estime que les textes lus, malgré leur dureté, marquent les esprits.

Il faut le dire, il faut le faire ! s’exclame-t-elle. Pour qu’ils entendent ça et réfléchissent; comme ça, y a de meilleures chances qu’ils soient engagés dans la communauté, poursuit Antoinette Perry.

La déportation des Acadiens n’est pas facile à comprendre pour les plus jeunes, selon Paulette LeBlanc, leader en sciences sociales au ministère de l’Éducation. Mais cette leçon sur les horreurs du passé est essentielle pour qu’ils comprennent que c’est important d’être inclusif avec tout le monde, croit la responsable.

Paulette LeBlanc est leader en sciences sociales au ministère de l’Éducation de l’Île-du-Prince-Édouard. Elle estime qu’il est important que les jeunes entendent les histoires de la déportation des Acadiens afin de les pousser à vouloir une société plus inclusive.
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURENT RIGAUX

Durant la cérémonie, plusieurs pièces musicales ont été jouées, dont Tout passe, que les Acadiens de Grand-Pré auraient chanté en marchant vers les navires anglais qui devaient les emmener loin de leurs terres.

La foule s’est ensuite dirigée en silence vers le monument de la Déportation, qui surplombe la baie de Charlottetown, avant d’entonner l’Ave Maris Stella.

Plus tard dans la journée, des élèves en immersion de l’école Colonel Gray sont venus eux aussi se souvenir de la déportation, un signe que cette cérémonie est importante au-delà de la sphère acadienne.

Une soixantaine de personnes ont participé au jour du Souvenir acadien, le jeudi 13 décembre 2023, au site historique Skmaqn–Port-la-Joye–Fort Amherst.
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURENT RIGAUX

Le jour du Souvenir acadien s’est tenu pour la première fois en 2004, en souvenir de celles et ceux qui ont péri lors de la déportation de 1758. En décembre cette année-là, le Violet, le Ruby et le Duke William sombraient dans les eaux de l’Atlantique, devenant le tombeau de 850 Acadiens.

Le choix du 13 décembre marque le naufrage du Duke William, qui enregistre à lui seul un total de 362 victimes, pour la plupart des enfants.

Cet événement est considéré comme la pire tragédie humaine de l’Île-du-Prince-Édouard.

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Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

RADIO-CANADA – Publié le 22 novembre 2023

La province a annoncé du financement supplémentaire pour un des projets, celui de l’école François-Buote.

En 10 ans, le nombre d’élèves inscrits à l’école Pierre-Chiasson a presque doublé.
PHOTO : RADIO-CANADA / JULIEN LECACHEUR

« On a trois de nos six écoles qui ont maintenant des projets d’infrastructures en marche. Ça, c’est du jamais vu », déclare Ghislain Bernard, le directeur général de la Commission scolaire de langue française à l’Île-du-Prince-Édouard.

Dans son budget d’immobilisation record présenté mardi, le gouvernement provincial a ajouté un million de dollars pour le projet d’agrandissement de l’école François-Buote.

Le financement total pour cette école francophone de Charlottetown atteint 13,5 millions de dollars. À la fin des travaux, l’école, qui déborde en ce moment, pourra accueillir jusqu’à 750 élèves.

Ghislain Bernard est le directeur général de la Commission scolaire de langue française.
PHOTO : RADIO-CANADA / JULIEN LECACHEUR

Cet agrandissement de François-Buote avait été déclaré prioritaire par la Commission scolaire de langue française (CSLF).

La somme supplémentaire annoncée mardi était la seule pour une école francophone, mais le conseil scolaire est loin de s’en formaliser, car il y a plusieurs chantiers en ce moment.

Pendant des années, c’était un projet à la fois. Alors on est très heureux de pouvoir en faire plus qu’un, a dit Ghislain Bernard, mercredi.

L’école François-Buote, le 3 janvier 2021, à Charlottetown
PHOTO : RADIO-CANADA / JULIEN LECACHEUR

L’école Pierre-Chiasson, située à DeBlois, dans le nord-est de l’île, déborde aussi. Elle a accueilli 45 élèves à sa première rentrée, en 2012. Aujourd’hui, 115 y sont inscrits. La direction a dû s’arranger avec les moyens qu’elle avait.

Pierre-Chiasson, c’était rendu critique, souligne Ghislain Bernard. La bibliothèque est devenue une salle de classe. On a des espaces communautaires qui sont devenus des salles de classe.

La bibliothèque a été convertie en salle de classe.
PHOTO : RADIO-CANADA / JULIEN LECACHEUR

Le gouvernement provincial a octroyé 1 million de dollars pour construire deux nouvelles salles de classe qui, espère-t-on, permettra de retenir les élèves jusqu’à la 12e année. Les travaux vont se faire en 2024.

J’aimerais vraiment pouvoir agrandir, dit Raquel Wells, la directrice adjointe de l’école Pierre-Chiasson. Avoir une école du 21e siècle, pouvoir offrir les services que les jeunes méritent. Ces élèves-là méritent d’avoir une école qui répond à leurs besoins. J’espère qu’on pourra la leur offrir.

Raquel Wells
PHOTO : RADIO-CANADA / JULIEN LECACHEUR

Enfin, le budget de construction d’une nouvelle école Évangéline est de 53,8 millions de dollars. La province avait annoncé un investissement de 41 millions dans son budget d’immobilisation, il y a un an.

Cette année, le gouvernement fédéral a ajouté un financement de 12,9 millions.

L’école Évangéline, à Abram-Village, quelques jours après le passage de l’ouragan Fiona en septembre 2022
PHOTO : RADIO-CANADA / JULIEN LECACHEUR

L’école Évangéline, située à Abram-Village, avait été lourdement endommagée par l’ouragan Fiona en septembre 2022.

On commence un peu à zéro, mais il y a de bonnes personnes autour de la table, puis il y a une volonté de la communauté et de la commission scolaire, a affirmé mercredi le directeur général de la commission scolaire, Ghislain Bernard.

D’après le reportage de Julien Lecacheur

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RADIO-CANADA – Publié le 27 juillet 2023

La forte augmentation de la population se perçoit dans la communauté francophone.

Selon la SAF’Île, il y a 5500 Acadiens et francophones à l’Île-du-Prince-Édouard. (Photo d’archives)
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURIANNE CROTEAU

L’Île-du-Prince-Édouard a connu la plus forte croissance démographique de toutes les provinces et territoires dans la dernière année. Selon Statistique Canada, la population a augmenté de 4,6 % depuis l’an dernier.

La population de l’île est maintenant estimée à 176 113 personnes. Et cela se voit aussi dans la population francophone.

Entre les recensements de 2016 et 2021, la population d’expression française de l’Île-du-Prince-Édouard a augmenté de 8,7 %. Le pourcentage de la population qui a le français comme langue maternelle a légèrement baissé de 3,4 % à 3 %.

Il y a plus de 5500 Acadiens et francophones sur l’île.

Le nombre de personnes capables d’avoir une conversation en français a connu une croissance significative, passant de 12 000 personnes en 1991 à 20 000 en 2023.

La Société acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard (SAF’Île), qui a souligné ce fait dans un communiqué mercredi, veut profiter de cette croissance pour obtenir du gouvernement provincial plus de services en français.

Isabelle Dasylva-Gill, la directrice générale de l’organisme, se réjouit d’avoir des données pour appuyer ses demandes. Cela permet dans nos interventions de donner des informations pertinentes au gouvernement, a-t-elle dit en entrevue.

À condition qu’il soit à l’écoute, ajoute-t-elle, c’est des outils qu’ils peuvent utiliser pour faire des décisions éclairées, mais aussi des décisions qui vont répondre aux besoins réels du terrain.

Immigration

L’immigration est le principal facteur qui explique la hausse de la population sur l’île, en particulier dans la région de la capitale, Charlottetown, où des milliers de nouveaux arrivants se sont installés ces dernières années.

C’est aussi où l’on retrouve le plus de gens qui parlent français. Entre 1991 et 2021, le nombre de personnes capables d’avoir une conversation en français à Charlottetown a doublé, de 6000 à 12 000 résidents.

C’est 60 % de la population francophone de l’île, a soutenu mercredi dans un communiqué Richard Marcoux, le directeur de l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF) de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard et de l’Université Laval.

Il y a donc une reconfiguration géographique, selon l’ODSEF. On voit en effet que la région Évangéline comptait 1730 francophones en 2021, comparativement à 2140 une génération auparavant.

Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard, réélu le printemps dernier, doit dévoiler d’ici la fin de l’été une stratégie en immigration et croissance démographique.

En juin, la province avait présenté son plan d’action 2023-2028 pour l’immigration francophone.

D’après le reportage de Julien Lecacheur

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LE DROIT – Sébastien Pierroz, publié le 29 mai 2023

Liane Roy, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada. (FCFA/FCFA)

CHRONIQUE / Les élections biennales se suivent et ne se ressemblent pas pour la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA). Vainqueure d’un scrutin serré en 2021 devant le président sortant Jean Johnson, l’Acadienne Liane Roy est cette fois réélue par acclamation à la tête de l’organisme porte-parole des francophones en contexte minoritaire.


Les élections au conseil d’administration qui auront lieu lors de la 48e assemblée générale annuelle le 10 juin prochain à Calgary ne verront aucun aspirant défier l’ex-sous-ministre adjointe au ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail et au ministère des Affaires intergouvernementales du Nouveau-Brunswick.

La dirigeante acadienne tire profit d’une fenêtre très favorable pour le million de Canadiens possédant le français comme langue maternelle et vivant en contexte minoritaire: la modernisation de la Loi sur les langues officielles vient d’être adoptée à la Chambre des communes, tandis que le Plan d’action sur les langues officielles sera bonifié de 1,3 milliard de dollars au cours des cinq prochaines années.

Preuve que les voyants sont au vert, la cible de 4,4% d’immigration francophone hors Québec a été atteinte en 2022, et ce pour la première fois depuis 20 ans.

D’un style discret, Liane Roy a sans doute bénéficié d’une image rassembleuse, là où son prédécesseur Jean Johnson pouvait se faire davantage abrasif. Dans l’ombre de la présidente, l’équipe de la FCFA, laquelle continue de s’agrandir, apparaît plus rodée que jamais. Son directeur général Alain Dupuis, en poste depuis six ans, incarne désormais une stabilité accompagnée d’un réseautage incessant auprès des élus à la Colline parlementaire.

Par ailleurs, aucun événement politique n’est venu phagocyter ces élections comme ce fut le cas en 2017. Les divisions des francophones consécutives à la nomination avortée de Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles avaient provoqué un scrutin très suivi, sur fond de tensions entre les différentes communautés.

Car c’est bien là la délicate mission de la présidente: rassembler les francophones de neuf provinces et de trois territoires avec un historique et des sensibilités multiples, mais aussi neuf organismes nationaux représentant différents secteurs d’activité.



Trois des cinq précédents présidents de la FCFA ont perdu leur poste en raison d’une élection défavorable.

Pour Liane Roy, la mission de conduire à bon port l’organisme en 2025, date de son cinquantième anniversaire pourrait être plus corsée qu’envisagée. L’application de la Loi sur les langues officielles, dont le vote définitif est actuellement entre les mains des sénateurs, constituera une première étape. Alors que cette la loi demeure «la moins respectée du Canada», la FCFA sera aussi en partie jugée sur l’efficacité du nouveau texte.

Second enjeu: l’immigration francophone. Rien n’indique que les chiffres du nombre de nouveaux arrivants restent si favorables, d’autant que ceux-ci demeurent tributaires du rouleau compresseur de l’assimilation et d’un taux de fécondité en baisse au Canada. Sur le terrain, les infrastructures scolaires et universitaires tardent à connaître un grand bond en avant.

Enfin, le Canada connaîtra possiblement d’ici les deux prochaines années une nouvelle élection fédérale qui ne manquera pas de susciter de nombreuses attentes.

Ces espoirs sont pourtant à hauteur du rôle du président de la FCFA: être la tête d’affiche d’un groupe représentant les intérêts linguistiques de plus de 3% des Canadiens (la FCFA estime certes à 2,8 millions le nombre de francophones en contexte minoritaire). Une manière d’affirmer que les francophones de Victoria à Cap-d’Espoir méritent mieux, et que la mission de Liane Roy est immensément précieuse.

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Sébastien Pierroz est journaliste et producteur pour la franchise d’actualité ONFR+ du Groupe Média TFO

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RADIO-CANADA – Laurent Rigaux, publié le 23 mai 2023

L’artiste Jeanette Arsenault sera sur scène à Mont-Carmel du 8 au 12 août pour interpréter des chansons de sa tante Angèle Arsenault. Le café-théâtre « Y a une étoile » mêlera chanson et saynètes afin de rendre hommage à l’illustre chanteuse.

Angèle Arsenault
PHOTO : RADIO-CANADA

Jeanette Arsenault vit en Ontario depuis de nombreuses années, mais elle n’a plus chanté depuis 2018. C’est à la suite d’un coup de téléphone de Paul D. Gallant, propriétaire et directeur artistique des Productions Cuisine à Mémé, qui organise des spectacles théâtraux à Mont-Carmel durant les mois d’été, qu’elle a décidé de remonter sur les planches.

Quand il m’a appelée, au début, j’ai dit : « Je ne chante plus, Paul. » Mais quand on parlait, je me suis rendu compte, « qu’est-ce que je dis là? ». C’est à cause d’Angèle que je suis rentrée dans la musique, que je suis devenue chansonnière, raconte l’artiste.

Jeanette Arsenault sur une chaise géante peinte aux couleurs de l'Acadie.
La chanteuse Jeanette Arsenault est la nièce d’Angèle Arsenault. Elle inteprétera les chansons de sa tante lors d’un spectacle mêlant musique et théâtre, en août 2023 à Mont-Carmel.
PHOTO : GRACIEUSETÉ JEANETTE ARSENAULT

Jeanette Arsenault avait mis sa carrière musicale sur pause après le décès de sa fille Kait des suites d’un cancer à l’âge de 23 ans. Se produire à l’île lui permet ainsi de revenir à la vie, confie-t-elle. Chanter, pour moi, c’est comme respirer. Je ne me rendais pas compte comment j’ai beaucoup manqué cette partie de ma vie.

Cependant, apprendre les chansons d’Angèle Arsenault n’est pas chose facile, même si Jeanette Arsenault connaît toutes les mélodies par cœur.

Tandis que je mets à la mémoire toutes ces chansons, je m’aperçois comment elle pouvait chanter rapidement mais clairement! raconte-t-elle.

« Elle pouvait articuler ses mots, mais ça passait à une vitesse d’un violon! »— Une citation de  Jeanette Arsenault, chanteuse

Ça passe trop vite. J’aurais pas le temps de le lire et de chanter en même temps, alors il faut que je les mette à la mémoire, explique-t-elle.

Jeanette Arsenault évoque également son plaisir de chanter en français après des décennies de travail en anglais. J’ai toujours eu à cœur de garder mon français autant que je pouvais et puis de partager mon héritage acadien, affirme-t-elle.

Ce travail avec les chansons de sa tante ne sera certainement pas une aventure passagère. Paul D. Gallant m’a déjà demandé si ça pogne, est-ce que je serais disponible pour faire d’autres spectacles tandis que je suis là. Oui, je pense que ça serait très intéressant.

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RADIO-CANADA – Laurent Rigaux, publié le 4 mai 2023

Des élèves de 10e année en immersion à l’école Colonel Gray, à Charlottetown, ont présenté, mercredi 3 mai, leur version de l’Acte de l’Amérique du nord britannique de 1867. Devant la lieutenante-gouverneure de l’Île-du-Prince-Édouard Antoinette Perry, ils ont détaillé, en français, leur vision du Canada, une vision notamment plus inclusive.

Une partie des élèves de 10e année à l’école Colonel Gray à Charlottetown pose avec la lieutenante-gouverneure Antoinette Perry.
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURENT RIGAUX

Jean-Paul Pendergast enseigne pour la première fois l’Histoire en 10e année, un programme d’études où la Confédération canadienne occupe une grande place. Pour l’enseignant avide d’initiatives originales, il y a mieux à faire que de juste apprendre des dates.

J’aime travailler plutôt avec des projets que simplement de l’apprentissage didactique et des tests ou des examens, explique-t-il.

Jean-Paul Pendergast pose pour la photo.
L’enseignant Jean-Paul Pendergast aime travailler avec ses élèves sur des projets et des mises en situation.
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURENT RIGAUX

Le programme nous demande vraiment d’examiner la perspective historique et les causes et effets. Alors je me suis demandé ce qu’auraient pensé les élèves de la Confédération s’ils savaient vraiment ce que c’était, qui était représenté, qui n’était pas représenté, poursuit Jean-Paul Pendergast.

Il a donc réparti ses élèves dans six groupes, chacun représentant une province actuelle, soit l’Ontario, le Québec et les quatre provinces de l’Atlantique.

Trois groupes supplémentaires ont été créés pour représenter des groupes absents des discussions à l’époque de la création de la Confédération : les Premières Nations, les femmes et les minorités.

En classe, les élèves ont débattu entre eux des privilèges à accorder à chaque groupe dans le cadre d’une union, dans un format similaire à la Conférence de Charlottetown de 1864.

C’était super intéressant de voir les débats, les disputes, le travail que les élèves faisaient pour, soit gagner ce qu’ils voulaient pour leur groupe, soit pour ne pas laisser les autres avec trop d’avantages, raconte l’enseignant.

Antoinette Perry s'adresse à un groupe d'élèves assis.
Après la présentation des élèves, Antoinette Perry leur a délivré un discours où elle a martelé l’importance d’affimer son point de vue, de voter et de défendre la démocratie.
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURENT RIGAUX

Devant Antoinette Perry, les élèves ont présenté le résultat de leurs débats. L’égalité pour les femmes, le respect pour les Premières Nations, pas de discrimination pour les personnes de couleur, la vision des jeunes est inclusive.

Défendre son point de vue

Elle est aussi pragmatique. La Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick affirmant haut et fort leur souhait de bénéficier du chemin de fer pour leur économie, le Québec défendant ardemment des droits linguistiques, culturels et religieux spécifiques.

Isabelle MacKinnon, du groupe des femmes, tire de l’expérience une plus grande connaissance sur l’égalité des sexes au 19e siècle.

Ma mère et ma grand-mère m’ont dit comment la vie était dans le passé, ça m’a ouvert les yeux. Il y a toujours du travail à faire, témoigne l’adolescente.

Alexander MacDougall est quant à lui très fier d’avoir défendu le point de vue de l’Île. Même si on a une population très petite, on a encore une grande influence sur le Canada, affirme-t-il.

Alexander MacDougall pose pour la photo.
Alexander MacDougall n’avait jamais défendu un point de vue politique avant cet exercice devant la lieutenante-gouverneure.
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURENT RIGAUX

L’adolescent n’avait jamais défendu un point de vue politique auparavant. Il trouve incroyable et amusant le fait de présenter son opinion directement à Antoinette Perry.

Antoinette Perry enchantée

La lieutenante-gouverneure se réjouit d’un exercice pas mal fantastique. Dans son discours aux élèves, elle a insisté sur l’importance de sauvegarder notre démocratie en s’impliquant dans la communauté et surtout en exerçant son devoir de vote.

C’est un message qui résonne aux oreilles d’Isabelle MacKinnon : Je pensais que voter ce n’était pas très important, si je suis honnête.

Au-delà de connaissances historiques, l’exercice inventé par Jean-Paul Pendergast développe les habiletés des élèves en communication, collaboration, créativité et bien sûr en français, en donnant l’opportunité d’utiliser cette langue hors des murs de l’école.

« Lorsqu’on donne aux élèves une occasion authentique d’utiliser leur français devant la lieutenante-gouverneure qui est francophone, je pense que c’est pas pire. »— Une citation de  Jean-Paul Pendergast

L’enseignant confie qu’il veut absolument reconduire l’expérience l’an prochain.

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RADIO-CANADA – Publié le 14 mars 2023

Gilles Arsenault, seul député francophone conservateur élu aux élections du 3 avril, entre au cabinet du premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard Dennis King.

Gilles Arsenault devient ministre du Développement économique, de l’Innovation et des Échanges, en plus d’être ministre responsable des Affaires acadiennes et francophones.
PHOTO : RADIO-CANADA / JULIEN LECACHEUR

Le député d’Évangéline devient ministre du Développement économique, de l’Innovation et des Échanges, en plus d’être ministre responsable des Affaires acadiennes et francophones.

Le premier ministre a fait part de la composition de son cabinet vendredi avant-midi. Il comprend 12 ministres, soit deux de plus que dans son précédent cabinet. On y retrouve également quatre femmes alors qu’il n’y en avait que deux à la dissolution de la chambre avant les élections.

Cinq nouveaux visages font leur entrée au cabinet, alors que cinq changent de chaise.

Un homme souriant regardant l'objectif.
Dennis King, premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, a nommé son nouveau cabinet vendredi.
PHOTO : RADIO-CANADA / GABRIELLE DRUMOND

Dennis King a profité de l’occasion pour déplacer des ministres de son précédent cabinet. Par exemple, l’ancien ministre des Finances Mark McLane obtient le portefeuille de la Santé et du Mieux-être, à la place d’Ernie Hudson, transféré au Transport et à l’Infrastructure.

Jill Burridge fait son entrée au cabinet et obtient la responsabilité des Finances.

Jill Burridge donne une entrevue.
Jill Burridge devient ministre des Finances.
PHOTO : RADIO-CANADA

Natalie Jameson conserve son poste au ministère de l’Éducation et de l’Apprentissage continu, en plus d’être la ministre responsable de la Situation de la femme.

Bloyce Thompson devient ministre de l’Agriculture, ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Procureur général et vice-premier ministre. Il était auparavant ministre de la Croissance économique, du Tourisme et de la Culture.

Cory Deagle, l’ancien ministre des Transports et de l’Infrastructure dans le précédent cabinet King, aura à sa gouverne le ministère des Pêches, du Tourisme, du Sport et de la Culture.

Cory Deagle.
Cory Deagle devient le ministre des Pêches, du Tourisme, du Sport et de la Culture.
PHOTO : CBC/BRITTANY SPENCER

Steven Myers conserve son poste comme ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de l’Action climatique.

Rob Lantz fait aussi son entrée au cabinet King, en tant que ministre du Logement, des Terres et des Communautés.

Barb Ramsay aura la tâche de mener à bien le ministère du Développement social et des Aînés.

Enfin, Jenn Redmond devient ministre de la Main-d’œuvre, de l’Apprentissage et de la Population.

Le premier ministre Dennis King est également président du Conseil exécutif, ministre responsable des Affaires gouvernementales et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations.

Avec des informations de CBC

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RADIO-CANADA – Publié le 12 mars 2023

Le thème de la francophonie s’invite aux discussions à la campagne électorale sur l’Île-du-Prince-Édouard.

Dans cette course électorale provinciale, les francophones et les francophiles représentent environ 16 % des candidats.
PHOTO : RADIO-CANADA

Des francophones et des francophiles qui se présentent en tant que candidats lors de ces élections reconnaissent le besoin d’étendre l’offre de services bilingues.

Pour Adina Nault, candidate du Parti vert dans Charlottetown-Hillsborough Park, l’accès aux services en français dès un jeune âge est une question prioritaire.

« J’ai été élevée dans la communauté francophone, j’ai vu toute ma vie qu’il fallait qu’on se battre pour avoir ce qu’on a. »— Une citation de  Adina Nault, candidate du Parti vert dans Charlottetown-Hillsborough Park

Adina Nault constate le manque de places dans les centres de la petite enfance pour les enfants francophones.

Il faudrait absolument évaluer ça, parce qu’on sait que si on n’accepte pas les enfants, on risque de les perdre, craint-elle.

Faire campagne dans les deux langues officielles

Anglophone d’origine, le candidat libéral Gordon McNeilly a appris le français dans des classes d’immersion à l’Île-du-Prince-Édouard.

Anglophone d'origine, le candidat libéral Gordon McNeilly a appris le français dans des classes d’immersion à l’île.
Anglophone d’origine, le candidat libéral Gordon McNeilly a appris le français dans des classes d’immersion à l’île.
PHOTO : RADIO-CANADA

Il reconnaît l’importance de faire campagne dans les deux langues officielles.

Quand je suis à la porte, si tu parles français, je veux parler français, et je fais l’effort parce que c’est très important pour la culture acadienne, ajoute-t-il.

Présence avantageuse pour la communauté francophone

Pour la Société acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard, la présence de candidats francophones et francophiles est avantageuse pour toute la communauté.

C’est bon aussi d’avoir des anglophones qui puissent défendre les francophones ou parler français. Je ne veux pas dire de parler en notre nom, mais je veux dire défendre les droits des francophones, note le président par intérim Charles Duguay.

Accès à des soins de santé en français : une priorité

Dans ces élections provinciales, les francophones et les francophiles représentent environ 16 % des candidats. Joe Byrne est une de ces personnes.

Joe Byrne est le candidat néo-démocrate de Charlottetown-Victoria Park.
Joe Byrne est le candidat néo-démocrate de Charlottetown-Victoria Park.
PHOTO : RADIO-CANADA

Pour lui, l’accès aux soins de santé bilingues devrait être la priorité du prochain gouvernement.

Dans notre communauté, on a la capacité par exemple d’avoir de la traduction. On peut avoir des médecins qui ne parlent pas bien anglais ou français, puis on peut contacter les autres gens pour assurer qu’ils ont le service disponible dans une des langues officielles, mentionne le candidat néo-démocrate de Charlottetown-Victoria Park.

Même son de cloche chez les progressistes-conservateurs.

Depuis 2013, une loi provinciale assure l’offre de services désignés bilingues dans la fonction publique, un signe de l’importance politique de cette communauté, selon Gilles Arsenault, candidat dans Évangéline-Miscouche.

La communauté acadienne et francophone a un impact assez significatif au niveau de la politique à l’Île-du-Prince-Édouard, croit-il.

À l’heure actuelle, l’Île-du-Prince-Édouard compte 19 services désignés bilingues, mais seulement cinq sont offerts en santé, dont le service téléphonique 811.

D’après un reportage de Gabrielle Drumond

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RADIO-CANADA – Publié le 8 mars 2023

Alors que la campagne électorale bat son plein à l’Île-du-Prince-Édouard, la Société acadienne et francophone de l’île, la SAF’Île, suivra de près les promesses électorales faites par les partis politiques. Pour l’organisme, l’accès à des services en français au sein de l’appareil gouvernemental ainsi que l’amélioration des soins de santé sont des priorités.

Directrice de la Société acadienne et francophone de l’île, Isabelle Dasylva-Gill
PHOTO : RADIO-CANADA / JULIEN LECACHEUR

La directrice générale de la SAF’ÎLE, Isabelle Dasylva-Gill, soulève une préoccupation partagée par de nombreux insulaires, soit le manque d’accès à des services en santé. 

Le domaine le plus criant, c’est le domaine de la santé, où on n’a pas accès aux services, lance-t-elle.

Dans une entrevue accordée au Téléjournal Acadie, elle affirme aussi qu’il est très difficile d’obtenir ces services en français. Elle raconte l’histoire d’une dame rencontrée récemment dont la mère habite dans un foyer pour personnes âgées. 

Elle ne voulait pas que sa mère meure dans une autre langue que le français, elle est servie en anglais et elle ne comprend plus l’anglais, explique Isabelle Dasylva-Gill.

Viser le bilinguisme dans la fonction publique

La directrice générale de la SAF’Île croit que les enjeux dans cette campagne électorale sont nombreux. Elle soutient que des mesures pour valoriser le personnel bilingue dans la fonction publique sont nécessaires, tout comme la reconnaissance et la valorisation des compétences et des qualifications des nouveaux arrivants, qui a un impact direct sur la pénurie de main-d’œuvre bilingue, selon elle.

Isabelle Dasylva Gill, directrice de la Société acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard.
Isabelle Dasylva-Gill est directrice la Société Acadienne et Francophone de l’Île-du-Prince-Édouard (SAF’Île).
PHOTO : RADIO-CANADA / LAURENT RIGAUX

Isabelle Dasylva-Gill aimerait aussi que le prochain gouvernement rende des comptes en dévoilant un « rapport détaillé » quant aux transferts fédéraux dédiés aux communautés acadiennes et francophones.

Donc de savoir concrètement qu’est-ce qu’ils font avec cet argent et quel impact sur le terrain ça donne.

Les promesses électorales en santé

En cette deuxième journée de campagne électorale dans la province, les quatre principaux partis électoraux ont abordé le dossier du système de santé. 

Le Parti progressiste-conservateur de Dennis King veut entre autres embaucher des adjoints aux médecins et aux infirmières praticiennes dans les salles d’urgence. Il veut aussi éliminer la liste d’attente pour un médecin de famille d’ici deux ans en ouvrant une trentaine de centres de médecine familiale dans la province.

Nous voulons retirer tout le monde du registre et les relier à un centre de médecine de famille dans leur quartier, précise Dennis King.

Photo des quatre candidats
De gauche à droite : Michelle Neill, cheffe du NPD, Dennis King, chef du Parti progressiste-conservateur, Sharon Cameron, cheffe du Parti libéral et Peter Bevan-Baker, chef du Parti vert
PHOTO : RADIO-CANADA

Le Parti vert souhaite ouvrir davantage de cliniques sans rendez-vous et améliorer les soins en santé mentale, notamment en ajoutant des postes de psychologues aux cliniques familiales et aux salles d’urgence et en ouvrant des cliniques de soins psychiatriques d’urgence.

Les libéraux promettent de collaborer avec la Société médicale de l’Île-du-Prince-Édouard pour « mieux cerner l’offre et la demande de médecins » et mieux orienter le recrutement et la rétention de personnel. Le parti veut aussi améliorer les soins virtuels et augmenter les heures d’ouverture des cliniques sans rendez-vous.

Le Nouveau Parti démocratique croit que la priorité est de mettre fin aux fermetures d’urgences et réduire les temps d’attente pour une ambulance, en particulier dans les régions rurales. Le parti désire aussi améliorer l’aide aux personnes âgées à domicile et créer de nouvelles places dans les foyers de soins de longue durée.

Avec les informations du Téléjournal Acadie, de Julien Lecacheur et de CBC