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RADIO-CANADA – Publié le 2 mai 2023

De nombreux artistes monteront sur scène pour souligner le 100e anniversaire des soins de santé en français à Moncton, le 19 mai, à la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption.

Les musiciens Christine Melanson et Sebastien Michaud, à la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, à Moncton, le 2 mai 2023.
PHOTO : RADIO-CANADA / OCEANE DOUCET

Il y a un siècle, une première patiente a été soignée en français à Moncton. C’était en octobre 1922, à l’Hôtel-Dieu de l’Assomption, fondé par les Sœurs de la Providence. La contribution de ces religieuses soignantes sera soulignée lors du spectacle.

Parmi les artistes de diverses disciplines qui monteront sur scène, on compte notamment Marie-Jo Thério, Christian Kit Goguen, Sandra Le Couteur, le groupe Écarlate, les jeunes chanteurs d’Acadie, la troupe DansEncorps, Jean-Philippe Raîche et Georgette LeBlanc.

Ce qui relie tous ces artistes-là, c’est leur lumière et le fait qu’ils sont attachés de quelque façon à notre communauté ici à Moncton, affirme la directrice artistique de l’événement, Mélanie LeBlanc.

Une femme souriante à l'intérieur d'une cathédrale.
L’artiste Mélanie LeBlanc assure la direction artistique de cette grande soirée.
PHOTO : RADIO-CANADA / OCEANE DOUCET

Cette dernière a d’ailleurs fait des recherches dans les archives du CHU Dumont afin de s’inspirer pour la ligne directrice du spectacle.

Une découverte intéressante des archives : l’arrivée en train des religieuses, il y a 100 ans.

Ce moment-là est vraiment venu capter mon imaginaire. C’est un petit peu avec ce moment-là que le spectacle est lancé, dit-elle. On part avec le train et l’arrivée de ces quatre religieuses gardes-malades là pour, dans le fond, changer notre communauté à jamais.

100 ans de soins en français

L’hôpital l’Hôtel-Dieu de l’Assomption, dirigé par la congrégation des Sœurs de la Providence, a ouvert ses portes en octobre 1922. Il s’agissait d’un établissement de 17 lits, sur la rue Church, dans le centre-ville.

En 1928, un nouvel Hôtel-Dieu a ouvert ses portes pour répondre à la forte demande pour des soins de santé en français dans la région. Il a été acheté par le gouvernement provincial en 1967. Ce dernier a par la suite fait construire le futur CHU Dumont, qui a ouvert ses portes en 1975.

Une femme est à l'intérieur de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, à Moncton. Derrière elle, une pancarte où il est écrit : 100 ans.
La Dre Chantal Arsenault, coprésidente du comité organisateur des fêtes du 100e des soins de santé en français à Moncton, le 2 mai 2023.
PHOTO : RADIO-CANADA / OCEANE DOUCET

Célébrer le 100e anniversaire des soins de santé en français dans la province est primordial, selon la Dre Chantal Arsenault, médecin de famille au CHU Dumont depuis 30 ans et coprésidente du comité organisateur des festivités.

C’est important de savoir d’où on vient et d’avoir des racines. Il y a eu beaucoup de défis dans les soins de santé, alors ça prend un sentiment d’appartenance, ça prend des racines pour que lorsque les temps deviennent durs, on va rester debout et on sera bien ancré et on aura le goût d’y rester, dit-elle. C’est très important que d’être soigné dans sa langue.

Rendez-vous à la cathédrale

Le choix du lieu de spectacle n’est pas anodin.

La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, au 226 rue St. George, est un beau petit clin d’œil aux Sœurs de la Providence.

On se devait, respectueusement, de revenir à notre lieu d’origine et d’apporter toutes les générations qui se sont succédé dans un esprit de fête et de se rassembler, explique Gilles Beaulieu coprésident du comité organisateur des célébrations.

C’est un bijou, et toute cette belle histoire a commencé avec une vocation : les religieuses, les Sœurs de la providence, dit-il.

Un homme regarde la caméra, il est à l'intérieur de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, à Moncton.
Gilles Beaulieu, coprésident du comité organisateur des fêtes du 100e du CHU Dumont, le 2 mai 2023.
PHOTO : RADIO-CANADA / OCEANE DOUCET

Le fait de célébrer notre 100e anniversaire dans la cathédrale de la rue St. George est symbolique et en même temps grandiose, ajoute la Dre Chantal Arsenault. Ce n’est pas un hasard qu’on est ici, c’est la boucle qui se boucle 

Le spectacle sera présenté le 19 mai à 19 h. L’entrée sera libre. Les billets seront disponibles à compter du 3 mai en ligne par le biais de l’agence Le Grenier musique.

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Avec les informations d’Océane Doucet

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RADIO-CANADA – Adrien Blanc, publié le 3 mai 2023

Le centre de santé de Clare, en pleins travaux d’agrandissement, se présente comme un modèle de regroupement des services de santé en français en Atlantique.

Le docteur Samuel Martin apprécie l’accueil qu’il a reçu dans la communauté acadienne de Clare.
PHOTO : RADIO-CANADA / ADRIEN BLANC

Dans ce centre de santé financé par la municipalité, les conversations se déroulent tantôt en français, tantôt en anglais.

La docteure Gisèle Dugas passe ainsi en revue, en français avec ses collègues médecins, les dossiers des patients de la communauté acadienne de Clare, dont elle s’occupe.

Son collègue Samuel Martin y achève un internat en médecine familiale avant d’aller poursuivre sa pratique à Halifax.

C’est un endroit français et je voulais pratiquer dans un endroit français, explique-t-il.

La Dre Dugas précise que c’est en partie pour cela qu’il a été recruté.

La médecin tient une réunion avec un collègue dans son bureau.
La docteur Gisèle Dugas a fait l’essentiel de sa carrière à Clare.
PHOTO : RADIO-CANADA / ADRIEN BLANC

Pour les patients, s’exprimer dans leur langue maternelle, c’est vraiment important parce que c’est ça qui est naturel pour eux puis ils vont sortir avec des expressions que, si tu es un médecin de l’extérieur, tu ne vas peut-être point comprendre, dit-elle.

Originaires de la communauté

Quand elle a commencé son travail de médecin il y a 16 ans, la Dre Dugas était seule dans son cabinet, mais quand la municipalité a construit le centre de santé un an plus tard, elle y a trouvé une occasion de collaborer avec d’autres travailleurs de la santé.

Presque tous nos médecins viennent de la région de Clare, donc en termes de recrutement, c’est beaucoup plus facile pour la rétention des médecins s’ils viennent de la région parce qu’ils savent à quoi s’attendre par ici, se réjouit-elle.

La municipalité demande maintenant un financement du gouvernement provincial pour agrandir le centre, mais même si elle ne l’obtient pas, elle continuera d’appuyer le recrutement et la rétention des médecins.

Des subventions à saisir

Notre focus, c’est offrir un service bilingue et un service constant, explique le préfet de la municipalité, Yvon LeBlanc. Le monde qui a un docteur là peut se rendre voir leur docteur de famille dans des temps pas trop élevés.

Le préfet se tient devant le bâtiment de la municipalité à Petit-Ruisseau.
Yvon LeBlanc est préfet de Clare depuis 2021.
PHOTO : RADIO-CANADA / ADRIEN BLANC

Le député libéral de la circonscription acadienne protégée de Clare, Ronnie LeBlanc, rappelle que les récents transferts financiers en santé consentis par Ottawa sont assortis d’indicateurs sur les services dans la langue de la minorité.

Quand le centre de santé de Clare a vu le jour, Ronnie LeBlanc était alors conseiller municipal. Il se souvient que l’offre de services de santé en français était déjà une priorité.

Des fenêtres ont été barricadées et le terrain aplani.
La municipalité finance l’ajout d’une extension afin d’y installer des bureaux et un espace de physiothérapie.
PHOTO : RADIO-CANADA / ADRIEN BLANC

C’est la même question qui se pose, je pense, aujourd’hui : c’est une communauté minoritaire francophone et c’est important pour la communauté d’avoir accès à des médecins de famille qui pourront servir la communauté en français, martèle-t-il.

Il espère que l’argument du bilinguisme achèvera de convaincre le gouvernement progressiste-conservateur, qui prévoit répondre à la demande de financement dans le mois qui vient.

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