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Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

ONFR+ – Inès Rebei, publié le 6 mai 2023

THUNDER BAY – Personnage incontournable du milieu de la santé et de Thunder Bay, Diane Quintas a été de tous les combats depuis la fusion des deux réseaux de santé du Nord en 2010. La directrice générale de l’actuel Réseau mieux-être francophone du Nord continue de travailler avec passion à un meilleur accès en français de la population du Nord à des services de santé.

Diane Quintas est la directrice du Réseau mieux-être francophone du Nord de l’Ontario. Gracieuseté

« Vous êtes une personne plutôt discrète concernant votre vie privée. Où avez-vous grandi ?

J’ai grandi à Toronto jusqu’à l’âge de 30 ans quand j’ai déménagé à Thunder Bay en plein centre-ville. Ma mère est francophone du Québec, de l’Abitibi, et mon père Espagnol. Ils se sont rencontrés à Toronto dans des cours d’anglais. J’ai suivi mon mari ici à Thunder Bay parce qu’il y avait un travail. On était censé rester deux ans, mais on est tombé en amour avec la vie du Nord de l’Ontario et les gens d’ici. La communauté francophone nous a accueillis. Tous nos amis en font partie.

Quel lien entretenez-vous avec votre héritage espagnol ?

Je danse le flamenco depuis que j’ai six ans. Ma famille faisait partie du club culturel espagnol à Toronto. Je donne des cours ici à un groupe de dames. J’ai de la famille espagnole à Toronto et en Espagne. Dès que j’en ai l’opportunité, je me rends là-bas.

Quand mes enfants sont nés, j’avais une amie qui enseignait la danse maman-bébé, et ça m’a donné envie de l’essayer. Elle m’a tout de suite proposé de me l’enseigner, alors je me suis lancée. C’était adorable de voir les mamans danser la salsa ou le merengue avec leur bébé. J’ai alors décidé de créer mon entreprise de danse salsa bébé que j’ai gardée un moment et que j’ai vendue quand j’ai commencé à assumer un plus grand rôle au réseau.

L’équipe du Réseau à la levée du drapeau à Sudbury lors du jour des Franco-ontariens 2015. Gracieuseté

À quel moment vous est venue la piqûre pour le domaine de la santé ?

Ça a toujours été quelque chose qui m’a intéressée. Je pensais aller en médecine et j’avais suivi un ami de la famille qui était médecin pendant une journée. J’ai vite réalisé que c’était trop pour moi la médecine. J’ai réfléchi à ce que je pourrai faire d’autre et c’est là que j’ai pensé à la psychologie. Quand j’ai obtenu mon diplôme, c’était impossible de trouver un emploi à Toronto.

J’ai toujours trouvé cela drôle par la suite lorsque je démarchais ces mêmes entreprises-là dans le cadre de mon travail au Réseau par rapport aux services en français. On me disait : « C’est parce qu’on n’a pas trouvé de thérapeutes en français ». Et là je riais intérieurement : « Voyons, vous ne m’aviez pas prise quand j’avais postulé ! »

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FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 25 avril 2023

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a transmis récemment ses recommandations au Ministère de la Santé et à Santé Ontario pour améliorer l’accès à des soins de santé et de longue durée en français.

Les franco-ontariens multiplient les actions pour mieux accéder à des services de santé en Français. Dernière action en date : la production de deux mémoires incluant de nombreuses propositions concernant des thèmes comme les désignations, les entités de planification des services de santé, l’imputabilité et l’accès des francophones au système de santé.

Les deux mémoires ont été transmis en deux temps à la fin du mois de mars et au début du mois d’avril aux parties prenantes du dossier, à savoir : le ministère de la santé, le ministère des soins de longue durée, celui des affaires francophones ainsi que Santé Ontario.

La trame de fonds des recommandations émises par l’AFO s’articule autour du besoin de compléter l’alignement des outils servant de lentille francophone avec le système de santé actuel. 

« Nous observons qu’avec la nouvelle Loi sur les services en français, la Loi de 2019 sur les soins interconnectés et la stratégie ontarienne sur les services en français, le gouvernement détient de bons leviers pour mettre de l’avant les recommandations que nous leur partageons. La santé en français, c’est une question d’équité, d’efficacité et d’efficience du système et de qualité de service », déclare le président de l’AFO, Fabien Hébert dans un communiqué.

Toujours selon l’AFO, la santé et les soins de longue durée sont parmi les plus importantes préoccupations de la communauté franco-ontarienne. Dans son dernier sondage sur les priorités communautaires, plus d’un francophone sur deux a identifié un sujet santé comme sa plus grande priorité. De plus, lors de la dernière assemblée générale de l’AFO, ses membres ont adopté à l’unanimité une résolution lui demandant de faire « de la santé une grande priorité et d’y accorder les ressources nécessaires ».

Afin de pérenniser son action dans le secteur de la santé, l’AFO est actuellement en train de recruter une expertise à temps plein dans ce secteur.