Aller au contenu

FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 15 avril 2024

De gros noms de la chanson acadienne et francophone dont Zachary Richard, Lisa LeBlanc et Salebarbes animeront le grand spectacle de la fête nationale de l’Acadie prévu à Yarmouth en Nouvelle-Écosse dans le cadre du Congrès mondial de l’Acadie.

Aux yeux de beaucoup d’acadiens, l’année 2024 ne sera pas une année comme les autres. Prévu au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse à Clare et Argyle du 10 au 18 août 2024, le Congrès mondial acadien (CMA) 2024 offrira une pléthore de rassemblements, de conférences, et d’activités pour célébrer la culture acadienne. De l’aveu même des organisateurs, la soirée du grand spectacle de la fête nationale de l’Acadie sera le point culminant de la programmation du CMA.

Un souvenir mémorable

Pendant deux heures, de gros noms de la chanson acadienne animeront ce spectacle gratuit qui aura lieu à l’Aéroport de Yarmouth à 21h.

Salebarbes, Zachary Richard, Édith Butler, Lisa LeBlanc, P’tit Belliveau, Jourdan Thibodeaux et les Rôdailleurs, Vishtèn Connexions, La Famille LeBlanc, Arthur Comeau, Kenneth Saulnier, Jacques Surette, Morgan Toney, Vickie Deveau et Sylvie Boulianne sont autant de chanteurs et groupes au menu du spectacle.

Cerise sur le sundae : les prestations musicales de cette pléthore d’artistes seront accompagnés de performances de deux troupes de danse régionale, à savoir : la Baie en Joie et KidzAct.

Un rassemblement d’acadiens au parc Pays de la Sagouine au Nouveau-Brunswick en août 2023 – Gracieuseté : Pays de la Sagouine

« Avec toutes les artistes que nous avons sur cette scène, ça va être un spectacle inoubliable pour tout le monde, » estiment Daniel LeBlanc et Anika Lirette de l’équipe du CMA.

« C’est un moment crucial pour le Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse. Un Congrès mondial acadien ranime la fierté et cet événement rassembleur à l’aéroport créera un souvenir mémorable. », poursuivent-ils.

Pour sa part, l’animation du spectacle sera assurée par les comédiens acadiens Ryan Doucette et Anika Lirette.

Lire notre article sur le Congrès mondial acadien 2024

Du 10 au 24 août, l’Acadie du monde entier s’est réunie à l’Île-du-Prince-Édouard et dans le sud-est du Nouveau-Brunswick

RADIO-CANADA – Publié le 8 avril 2024

Non seulement le genre ne se démode pas, mais gagne en popularité, selon les musiciens.

Charlotte LeBlanc
PHOTO : RADIO-CANADA / KYLE MOONEY

Un genre musical ancré dans la tradition, mais toujours fort populaire est célébré ces jours-ci à Terre-Neuve-et-Labrador.

L’édition 2024 de la remise de prix annuelle Canadian Folk Music Awards a lieu dans la capitale de la province, Saint-Jean. Du 3 au 7 avril, une variété de concerts était au programme.

L’événement a attiré des musiciens de partout au pays, dont des francophones, qui sont une dizaine à être en nomination.

Même si le folk figure parmi les plus anciens genres de musique moderne, il n’a pas perdu la faveur des jeunes musiciens, et a même gagné en popularité dans les 10 ou 15 dernières années.

Pour André Lavergne, du groupe gaspésien Dans l’Shed, finaliste pour le prix des auteurs-compositeurs francophones de l’année, le genre ne peut pas vieillir.

Dans l’Shed lors du lancement de leur album Gaspericana en 2017.
PHOTO : RADIO-CANADA / ISABELLE LAROSE

Le folk ressort tout le temps parce que c’est une musique qui ne se démode pas, dit-il. Une nouvelle saveur, c’est le fun, mais c’est rare que ça reste dans le temps.

Éric Dion, l’autre membre du duo, a été attiré par la beauté et la simplicité du folk.

Pour moi, c’est la sincérité, puis les textes aussi. C’est un niveau très, très élevé de musicalité, de dextérité, mais de sincérité incroyable aussi, dit-il.

La Franco-Manitobaine Jocelyne Baribeau classe sa musique dans le folk alternatif. Elle joue depuis son enfance. C’est une musique qui prône l’unité, déclare-t-elle, et un son qui entraîne et rassemble le public.

C’est vraiment des histoires qui rassemblent. C’est souvent les histoires d’un peuple, d’une culture, des histoires d’amour, de tradition, de racines, explique-t-elle.

« Ça fait du bien pour l’âme et on a besoin de ça », dit la musicienne Jocelyne Baribeau. (Photo d’archives)
PHOTO : RADIO-CANADA / DENIS CHAMBERLAND

L’ambiance familiale dégagée par ce style musical rehausse l’expérience, renchérit le multi-instrumentiste Robin LeBlanc. Il parle d’une ambiance familiale.

On vit un moment, comme dans une grande cuisine, mais c’est une salle de spectacle, illustre-t-il.

La famille LeBlanc, un groupe de Bathurst au Nouveau-Brunswick qui est ancré dans les traditions acadiennes et celtiques, est composée des parents Robin et Rebecca et de leurs trois filles, Charlotte, Mélodie et Rosalie.

La famille LeBlanc est de Bathurst au Nouveau-Brunswick.
PHOTO : RADIO-CANADA / KYLE MOONEY

Pour leur performance sur l’album Perdrais-je mon temps…Would I be losing my time, les trois adolescentes sont en nomination cette année aux Canadian Folk Music Awards dans la catégorie Jeunes artistes de l’année.

Les autres finalistes sont Abigale (pour l’album Different Roads), Fiddelium (Lit Up), Mia Kelly (Garden Through the War), Paige Penney (Game Changer) et The Trilogy (Irish Millie).

C’est vraiment impressionnant de voir que le folk est vivant dans la jeunesse parce qu’on voit moins ça, au Nouveau-Brunswick, dit la violoniste Charlotte LeBlanc.

Jocelyne Baribeau constate un intérêt croissant envers la musique folk partout au pays et ne s’en étonne pas.

Ça fait du bien chanter, bouger, dit-elle. Ça fait du bien pour l’âme et on a besoin de ça, je pense.

Les francophones nommés aux Canadian Folk Music Awards 2024

Auteur-compositeur(s) francophone de l’année :

Aleksi Campagne – For the Giving / Sans rien donner

Catherine Durand – La maison orpheline

Dans l’Shed – La nouvelle saison

Marie-Ève Laure – Reviens

Veranda – Là-bas

Artiste de la relève de l’année : La Déferlance – Le feu aux poudres

Album traditionnel de l’année : La Déferlance – Le feu aux poudres

Chanteur traditionnel de l’année : François-Félix Roy – Peines perdues

Auteur-compositeur autochtone de l’année : Willows – Maison vent

Groupe de l’année : Genticorum – Au coeur de l’aube

Groupe vocal de l’année : Musique à bouches – Il est grand temps

D’après le reportage de Kyle Mooney

Cliquez-ici pour consulter le contenu original

RADIO-CANADA – Publié le 1er avril 2024

Maude Cyr-Deschênes, originaire d’Edmundston, a décroché dimanche soir sa place pour la finale de l’émission de TVA La Voix.

Maude Cyr-Deschênes a interprété «Ordinaire», de Robert Charlebois.
PHOTO : BERTRAND EXERTIER

En demi-finale, la chanteuse de 24 ans a séduit le public en interprétant Ordinaire, de Robert Charlebois. Une grosse chanson que Maude Cyr-Deschênes classe dans les intouchables. Un morceau intimidant qui lui a donné du fil à retordre.

C’est une pièce au piano que j’ai eu de la difficulté à apprendre par cœur, raconte Maude Cyr-Deschênes, en entrevue lundi.

La chanteuse raconte qu’elle était très stressée avant sa performance pour ces motifs, mais également en raison de la chorégraphie qui accompagnait le numéro.

La chanteuse de 24 ans, originaire d’Edmundston, a séduit le public grâce à sa performance.
PHOTO : BERTRAND EXERTIER

La jeune femme devait monter sur un piano avec des talons hauts. Moi, je ne marche pas avec des talons hauts et le plancher était hyper glissant. Tout le long de ma toune [pendant les répétitions], j’avais peur de tomber. À force de chialer, j’ai obtenu qu’ils me passent des bottes sans talons avec de la grip alors là j’étais correcte! raconte en riant Maude Cyr-Deschênes.

Dès que je passe une étape, je suis super surprise

En regardant dans le rétroviseur son parcours dans l’émission, la musicienne se dit surprise et reconnaissante d’être arrivée en finale.

Quand je me suis embarquée dans l’aventure, je n’avais aucune attente, je ne m’attendais pas à me rendre loin parce que c’est un concours, c’est beaucoup de chance. Depuis le début, dès que je passe une étape, je suis super surprise.

Maude Cyr-Deschênes sur le plateau de l’émission «La Voix» diffusée le 24 mars.
PHOTO : BERTRAND EXERTIER

Tout ce que Maude Cyr-Deschênes espère, c’est vraiment de ne pas trop faire honte à l’Acadie.

Pour elle, il est important de représenter sa communauté. Elle met un point d’honneur à chanter le plus possible en français. C’est primordial, précise la jeune femme.

Dimanche prochain, la chanteuse donnera son maximum pour représenter l’Acadie et peut-être ramener la victoire au Nouveau-Brunswick, quatre ans après celle de l’Acadienne Josiane Comeau.

Avec des informations de Babatundé LawaniCommentaires

Cliquez-ici pour consulter le contenu original

RADIO-CANADA – Publié le 21 février 2024

Le 20 février 1954, CBAF Moncton entrait en ondes. Retour sur une période riche en événements et en réflexion portée par la première radio francophone de Radio-Canada hors Québec.

À l’émission «La matinale», Martine Blanchard discute avec David McGraw et les journalistes Yvan Roy et Jérémie Tessier-Vigneault.
PHOTO : RADIO-CANADA / PATRICK LACELLE


Mes parents écoutaient les nouvelles en anglais. Ils m’ont dit qu’avant de commencer l’école, on aurait une radio francophone qu’on pourrait écouter chaque matin. Ils ont eu raison
, se rappelle Louise Imbeault, qui a été journaliste et directrice à Radio-Canada Acadie.

Malgré ses cinq ans au moment de l’entrée en ondes de CBAF, elle se souvient très bien du grand jour où sa famille a enfin pu écouter les nouvelles en français.

Cérémonie d’inauguration de la station CBAF avec l’archevêque de Moncton, Mgr Norbert Robichaud
PHOTO : RADIO-CANADA / PHOTO TRIANGLE

Marie-Linda Lord, qui a travaillé à Radio-Canada et qui est aujourd’hui professeure en information-communication à l’Université de Moncton, insiste sur le fait que CBAF est devenue la première radio francophone en milieu minoritaire.

Je me souviens de la radio sur le réfrigérateur dans la cuisine. Ma mère écoutait l’émission locale. On entendait des noms comme Cormier, LeBlanc, Léger. On entendait l’accent acadien, dit-elle.

70 ans à couvrir les combats acadiens

Difficile de relever tout ce que Radio-Canada Acadie a pu couvrir en 70 ans. Selon Marie-Linda Lord, la radio a été de tous les combats acadiens, à commencer par la montée et l’élection de Louis J. Robichaud, puis par la fondation de l’Université de Moncton, l’adoption de la Loi sur les langues officielles et même la création de La Sagouine, qui est née sur les ondes de la radio.

Si Radio-Canada n’avait pas été là, l’Acadie ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Une citation de Marie-Linda Lord, professeure en information-communication à l’Université de Moncton
La première équipe de CBAF. Première rangée : Marguerite Roy, Jeannette Richard, Denise LeBlanc, Fernande Belliveau, Evangéline Savoie. Deuxième rangée : André Hamelin, Fernand Tremblay, Alban Haché, Ernest Hébert, Denis Racine, Yvon Roy, Léo Cormier, Roger Gignac.
PHOTO : RADIO-CANADA / PHOTO TRIANGLE

De plus, Radio-Canada a fait avancer la féminisation de l’information à des postes clés, fait remarquer Marie-Linda Lord.

Quand on regarde tout ça, c’est vraiment une belle histoire, c’est quelque chose de vraiment précieux. Il faut apprécier ce moment qu’on peut évoquer, surtout en cette période de crise des médias , indique-t-elle.

Louise Imbeault mentionne que Radio-Canada est davantage qu’une station d’information. C’est un agent de développement majeur de la culture acadienne, selon elle.

Le peuple acadien a pris conscience de la nécessité que l’Acadie ait une voix. Notre force est de parler à toute l’Acadie, croit-elle.

Conserver l’intégralité de Radio-Canada Acadie

Avec la menace de compressions qui plane sur Radio-Canada, Louise Imbeault et Marie-Linda Lord estiment qu’il est plus important que jamais de conserver l’intégralité du service français de Radio-Canada en Acadie.

Karine Godin, qui anime «Le téléjournal Acadie».
PHOTO : RADIO-CANADA

Il faut préserver l’information, estime Marie-Linda Lord. Nous avons besoin d’une information fiable, vérifiée, professionnelle et très crédible. Un tiers des postes en journalisme au Canada se trouvent à Radio-Canada/CBC. C’est un rempart qui fait que les Canadiens et les Acadiens sont bien informés.

Louise Imbeault ajoute que Radio-Canada doit demeurer le diffuseur culturel pour l’Acadie. Elle s’inquiète de la place de plus en plus forte du secteur privé dans la diffusion.

On donne de l’importance au secteur privé, mais on déshabille Radio-Canada. Oui, c’est essentiel de garder l’information, mais il faut aussi demeurer un diffuseur culturel, ce que Radio-Canada a été pendant des années, pense-t-elle.

Depuis 70 ans, la voix de Radio-Canada Acadie résonne avec force dans la communauté acadienne et assure une vraie réflexion sur la démocratie, assure Louise Imbeault.

Avec les informations de L’heure de pointe Acadie

Cliquez-ici pour consulter contenu original

RADIO-CANADA – Frederic Wolf, publié le 16 février 2024

Des représentants des milieux de l’éducation, des affaires et de la politique demandent des changements.

Au Nouveau-Brunswick, on craint que les nouvelles exigences d’Ottawa désavantagent la province. (Photo d’archives)
PHOTO : RADIO-CANADA / MICHEL NOGUE

Un concert de voix s’est élevé jeudi au Nouveau-Brunswick pour demander au gouvernement fédéral d’accorder une exception à la province et lui permette d’inviter plus d’étudiants étrangers.

Le plafonnement par Ottawa du nombre d’étudiants étrangers est une décision que vont payer chèrement les régions francophones en milieu minoritaire, estiment des représentants des milieux de l’éducation, des affaires et de la politique.

Chaque demande de permis d’études soumise au ministère fédéral de l’Immigration nécessite une lettre d’attestation envoyée par une province.

Pierre Zundel est président-directeur général du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick. (Photo d’archives)
PHOTO : RADIO-CANADA / PATRICK WRIGHT

Le problème, a expliqué jeudi Pierre Zundel, PDG du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB), c’est qu’Ottawa juge que 60 % des étudiants d’ailleurs dans le monde qui reçoivent une lettre d’attestation viennent au Canada.

La réalité, au Nouveau-Brunswick, particulièrement dans les institutions francophones, c’est que beaucoup moins que 600 étudiants [sur 1000] vont venir, déclare Pierre Zundel. Pour le CCNB, ce serait plus ou moins 37 %. La province devrait donc avoir le droit d’essayer de recruter plus d’étudiants.

On aurait besoin, au Nouveau-Brunswick, pas de 9300 lettres d’attestation — qui est ce que le ministre propose —, mais plutôt de 15 000 lettres pour nous de permettre de recevoir en septembre prochain 5600 étudiants, calcule-t-il.

Les cibles qu’on nous accorde pour le nombre de personnes qui peuvent venir ne sont pas réalisables, étant donné le nombre de lettres d’attestation qu’on nous accorde, résume M. Zundel.

Se faire dépasser par le Québec

À huit mois de la rentrée, l’Université de Moncton craint de voir les étudiants étrangers choisir le Québec plutôt que le Nouveau-Brunswick.

Ils ont pris une longueur d’avance sur nous, affirme Gilles Roy, vice-recteur à l’enseignement et à la recherche de l’Université de Moncton.

Le Québec a déjà un système en place, dit M. Roy. Eux sont déjà en train de recruter dans les mêmes bassins que nous. Puisqu’on attend encore comment ça va fonctionner au Nouveau-Brunswick, c’est certain que nous, on perd du temps.

Il rappelle que l’obtention d’un permis d’études prend plusieurs mois. Si des correctifs ne sont pas apportés immédiatement, il sera trop tard.

De gauche à droite, jeudi à Dieppe : Gaëtan Thomas, président-directeur général du Conseil économique du Nouveau-Brunswick; Yvon Godin, président de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick; Gilles Roy, vice-recteur à l’enseignement et à la recherche de l’Université de Moncton; et Pierre Zundel, président du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick.
PHOTO : RADIO-CANADA / BABATUNDÉ LAWANI

Les conséquences, c’est que les étudiants ne pourront pas venir en septembre , dit Gilles Roy. Peut-être qu’ils vont décider d’aller ailleurs. […] Les étudiants internationaux sont convoités par toutes les institutions d’enseignement postsecondaires.

Pénurie de main-d’œuvre et immigration

Pour interpeller Ottawa et le ministre de l’Immigration Marc Miller, Gilles Roy et Pierre Zundel du CCNB étaient entourés, jeudi en conférence de presse, de représentants du Conseil économique du Nouveau-Brunswick et de l’Association francophone des municipalités.

Gaëtan Thomas, président-directeur général du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, à Dieppe, jeudi.
PHOTO : RADIO-CANADA / BABATUNDÉ LAWANI

Gaëtan Thomas, le président-directeur général du conseil économique, note que tout le pays manque de main-d’œuvre. Il soutient que les changements apportés par Ottawa créent un déséquilibre et désavantageront le Nouveau-Brunswick.

Ça va avantager des régions anglophones, des régions plus urbaines, croit-il.

Une baisse du nombre d’étudiants étrangers dans les régions acadiennes aura des conséquences sur l’économie locale, insiste M. Thomas.

La jeunesse africaine qui vient étudier, par exemple, au collège à Bathurst, au campus à Shippagan, à Edmundston, ils prennent goût à cet endroit-là. Il y a beaucoup de travail de disponible pour eux et évidemment, on a la chance d’avoir la main-d’œuvre nécessaire pour accroître nos entreprises, dit-il.

Pour l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB), le plan du fédéral ne tient pas compte des défis à relever quand vient le temps d’attirer des immigrants dans un milieu francophone minoritaire.

En plus d’être contre-productive pour le Nouveau-Brunswick, cette mesure est contradictoire de la part d’un gouvernement et d’un ministre qui assurent vouloir freiner le déclin démographique des francophones en milieu minoritaire, critique Yvon Godin, le président de l’AFMNB.

On voudrait une mesure d’exception pour une province qui est la seule […] au Canada qui est […] bilingue, plaide M. Godin.

Pierre Zundel, du collège communautaire, espère qu’Ottawa rectifiera rapidement le tir. On est vraiment coincés dans le temps, a-t-il mentionné.

Avec des informations de Babatundé Lawani

FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 6 février 2024

À travers une étude sur la variation linguistique à travers le Canada, la chercheure Marie-Ève Bouchard de l’Université de la Colombie-Britannique veut créer un atlas regroupant les variétés de Français parlées au pays.

Pexels.com

Le français québécois reste la variété la plus connue et la plus emblématique du Français parlée au Canada. D’autres variétés aussi originales les unes que les autres existent dans les quatre coins du pays comme en Acadie ou au Nord. Cela sans oublier les variétés de Français parlées par les nouveaux arrivants venus d’Afrique, d’Europe ou d’Haïti.

Toutefois, aucune ressource ne regroupe toutes ces variétés qui reflètent la richesse et la diversité du Français parlée au Canada. C’est d’ailleurs de là qu’est venue l’idée à la chercheure Franco-Colombienne Marie-Ève Bouchard de créer un atlas sonore des variétés de Français du Canada.

Diplômée de l’Université de Laval et de l’Université de New York, Marie-Ève Bouchard est professeur assistant de Français à l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver – Gracieuseté

Des participants recherchés partout au Canada

Ce projet de recherche vise, selon elle, à valoriser les différents accents de la francophonie canadienne et à les situer géographiquement.

Pour ce faire, celle qui est également professeur assistant de Français dans un département de langues de l’Université de la Colombie-Britannique organise une collecte de données auprès de francophones de partout au pays.

Il s’agit pour les participants d’envoyer un enregistrement vocal, en suivant des instructions de la chercheure.

Plus de détails sur la participation se trouvent dans une page web dédié au projet.

FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 26 janvier 2024

Originaires de la Côte d’Ivoire et inscrits au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB), Yann Cédric Kouame et sa fiancée Jeanne d’arc Ibo se sont lancées dans les affaires à Caraquet en ouvrant une épicerie africaine dans la Péninsule acadienne.

Yann, étudiant en Communication médiatique au CCNB Campus Péninsule acadienne, et Jeanne d’arc, étudiante en Soins infirmiers auxiliaires, ont ouvert le IK Marché Africain, un commerce spécialisé dans les aliments africains.

Les communautés francophones et acadiennes misent beaucoup sur l’immigration pour le maintien de leur vitalité. En fait, les nouveaux arrivants francophones y sont accueillis à bras ouverts en tant que travailleurs et étudiants.

C’est le cas des nombreux étudiants internationaux francophones qui fréquentent les collèges et les universités francophones en dehors du Québec. Au Nouveau-Brunswick, le CCNB attire chaque année des dizaines d’étudiants issues de la francophonie dans ses cinq campus.

Les études comme tremplin

L’histoire de Yann Cédric Kouame et sa fiancée Jeanne d’arc Ibo illustrent bien les contributions des immigrants francophones dans leurs communautés d’accueil. Originaires de la Cote d’Ivoire, les deux étudiants internationaux au CCNB ont ouvert le IK Marché Africain, un commerce spécialisé dans les aliments africains.

« L’histoire de Yann et Jeanne d’arc met en lumière comment le CCNB sert de tremplin pour de nombreux immigrants francophones, qui enrichissent la communauté par leur diversité culturelle et soutenant la main-d’œuvre de la province », se réjouit le CCNB dans une publication sur sa page Facebook.

L’aventure de Yann et Jeanne d’arc a commencé peu après leur déménagement à Caraquet, lorsqu’ils ont ressenti le manque de produits alimentaires de leur pays natal.

Le couple a consacré une année entière à l’étude du marché et à la création de leur entreprise. En septembre 2023, leur rêve est devenu réalité avec l’ouverture de leur marché sur le boulevard Saint-Pierre Ouest à Caraquet.

Le marché propose une variété de produits alimentaires africains, notamment de la poudre de manioc, de la poudre de maïs, des taros, du beurre de karité, du tapioca, des aubergines gombo, l’argile blanc et l’igname – Gracieuseté

« Les gens étaient épatés. Nous avions préparé des plats typiques de notre pays et les réactions ont été très positives », mentionne Yann.

Yann et Jeanne d’arc prévoient de continuer à opérer de cette manière jusqu’à l’obtention de leur diplôme du CCNB en juin, moment où ils envisagent de consacrer plus de temps et d’énergie à leur commerce.

« Caraquet est un endroit calme à bien des égards. C’est un endroit où l’on peut grandir », affirme Yann.

« Beaucoup de gens viennent étudier ici et ensuite ils partent pour les grandes villes », a-t-il ajouté. « Mais si tout le monde part pour les grandes villes, qui va développer les petites villes ? Pourquoi pas nous ? Nous allons contribuer à l’expansion de la ville, ce qui incitera les gens à venir et à rester. Nous commençons petit, mais nous avons l’intention de grandir. »

RADIO-CANADA

La Chasse à l’as du Club VTT Chaleur de Petit-Rocher, qui bat son plein depuis 48 semaines, atteindra des niveaux inégalés mardi soir alors que le gros lot dépassera les 8 millions $.

La Chasse à l’as du Club VTT Chaleur de Petit-Rocher continue de battre des records.
PHOTO : RADIO-CANADA / SERGE BOUCHARD

Cette loterie évolutive permet à plusieurs organismes à but non lucratif de la région du nord du Nouveau-Brunswick d’amasser des sommes impressionnantes.

Les deux partenaires, soit le Club VTT Chaleur et l’organisme de bienfaisance Amis de la santé, en sont les principaux bénéficiaires.

Ça nous aurait pris 10, 15, 20 ans pour se rendre où nous sommes aujourd’hui.

Une citation deFrédéric Mallet-Boudreau, président du Club VTT Chaleur
Frédéric Mallet-Boudreau est président du Club VTT Chaleur
PHOTO : RADIO-CANADA / SERGE BOUCHARD

Le président du Club VTT Chaleur confirme que son organisation a fait des pas de géants depuis environ 5 ans, principalement grâce aux Chasse à l’as tenues ces dernières années.

Avec 1865 membres en 2023, ce club est le plus gros des provinces de l’Atlantique. Il gère et entretient 300 kilomètres de sentiers d’un bout à l’autre de la région Chaleur.

Ça nous a permis de faire beaucoup de nouveaux sentiers, de créer de nouveaux développements, de faire de nouvelles connexions avec d’autres clubs, précise Frédéric Mallet-Boudreau.

Un des nombreux ponts construits grâce à la Chasse à l’as sur les sentiers du Club VTT Chaleur
PHOTO : RADIO-CANADA / SERGE BOUCHARD

Les profits amassés ont été investis dans l’achat de plusieurs pièces d’équipement servant à l’entretien des sentiers, notamment, deux tracteurs et un camion. L’organisme s’est même construit un garage à trois portes pour réparer et entreposer ses équipements.

Et c’est sans parler de la dizaine de ponts construits pour améliorer et étendre le réseau de sentiers pour véhicules tout-terrains de la région.

La santé en profite

Dans le domaine de la santé, le principal bénéficiaire des fonds amassés par les Amis de la santé, c’est la Fondation de l’Hôpital régional Chaleur de Bathurst.

Il y a eu un gros impact au niveau des soins de santé.

Une citation de Jean-Guy Robichaud, président de la Fondation de l’Hôpital régional Chaleur
Jean-Guy Robichaud, président de la Fondation de l’Hôpital régional Chaleur
PHOTO : RADIO-CANADA / SERGE BOUCHARD

Lors d’une récente campagne de financement visant à amasser 5 millions de dollars pour des améliorations à l’Hôpital régional Chaleur, la Fondation a reçu un don d’un million provenant des profits de la loterie.

Jean-Guy Robichaud dit attendre la fin de la présente Chasse à l’as pour s’asseoir avec le président des Amis de la santé, René Beaudet, pour discuter de leurs besoins financiers à venir.

Et il n’a aucun doute qu’il recevra encore une fois une oreille attentive. Les Amis de la santé ont toujours été très généreux avec leurs fonds, ajoute le président de la Fondation.

Les aînés en bénéficient aussi

L’actuelle Chasse à l’as de cœur est la huitième du genre organisée dans la région.

En plus de se diviser la majeure partie des profits, les deux partenaires ont choisi quatre autres organismes pour recevoir un pourcentage du pactole. Il s’agit des clubs de l’âge d’or de Petit-Rocher, de Robertville et de Beresford, ainsi que le Club de motoneige Chaleur.

La Salle Blanche de Petit-Rocher loge les activités du Club de l’âge d’or
PHOTO : RADIO-CANADA / SERGE BOUCHARD

Selon la présidente du Club de l’âge d’or de Petit-Rocher, Rita Doucet, l’argent que recevra son organisation permettra d’acheter la Salle Blanche, le lieu où se tient le tirage hebdomadaire de loterie ainsi que les activités du Club de l’âge d’or.

Il ne reste qu’à finaliser l’achat auprès du propriétaire actuel, le diocèse de Bathurst.

C’est un gros montant qui est demandé. Ça va nous aider à payer. Nous sommes contents, déclare Rita Doucet.

Rita Doucet est présidente du Club de l’âge d’or de Petit-Rocher, N.-B.
PHOTO : RADIO-CANADA / SERGE BOUCHARD

Avec un gros lot dépassant 8 millions de dollars mardi, c’est une somme à peu près équivalente qui se retrouvera dans les coffres d’une demi-douzaine d’organismes de la région.

Un montant qui pourrait augmenter si l’As de cœur continue de jouer à la cachette.

Le tirage de mardi soir sera diffusé en direct peu après 21 h sur la page Facebook du Club VTT Chaleur .

Cliquez-ici pour consulter le contenu original

ONFR+ – Pascal Vachon, publié le 19 janvier 2024

OTTAWA – Le gouvernement fédéral serait prêt à instaurer un plafond au nombre d’étudiants internationaux au pays, mais il envisagerait aussi l’option d’offrir des bourses pour attirer davantage de francophones dans les établissements postsecondaires hors Québec.

Le ministre de l’Immigration Marc Miller lors d’une conférence de presse à Ottawa. Crédit image: THE CANADIAN PRESS/Sean Kilpatrick

Selon nos informations, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) considère l’idée d’offrir des bourses ou de l’aide financière à des étudiants dans des programmes de langue française hors Québec. Depuis le début de 2024, le fédéral a rehaussé le plancher monétaire exigé aux futurs étudiants étrangers, à 20 700 $ alors qu’il était de 10 000 $ auparavant.

En entrevue, le ministre de l’Immigration Marc Miller a indiqué que l’idée de bourses nécessiterait une « discussion à avoir pour s’assurer que ça soit bien fait », mentionnant notamment un bon accueil au pays par les institutions francophones.

« Je n’ai rien à annoncer pour l’instant, mais vous êtes sur une bonne piste. On regarde ça », a commenté le ministre Marc Miller lors d’un entretien téléphonique.

Le ministre se dit conscient que les établissements francophones attirent moins d’étudiants internationaux que leurs confrères anglophones et donc qu’il y a « une question d’équité et d’équilibre » à atteindre.

« C’est clair que quand l’on parle de l’Afrique, il y a des questions de capacité financière. Ce n’est pas tout le monde (qui est) dans la haute classe moyenne, où on va piger des gens, en Inde par exemple. Ce bassin n’existe pas forcément en Afrique de l’Ouest où il y a une forte proportion francophone », concède-t-il.

L’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) estime que l’idée de bourses faciliterait le fait d’étudier en français hors Québec, car « dans certains de nos bassins, l’argent n’est pas autant disponible que dans d’autres pays », souligne le directeur de la recherche stratégique à l’ACUFC, Martin Normand.

Lire la suite sur ONFR+

Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

FRANCITÉ – Publié le 16 janvier 2024

Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté (IRCC) Marc Miller a fait le point sur divers éléments liés à l’immigration francophone au Canada. Suivez la conférence en direct sur Youtube.

Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 15 janvier 2024

Considéré comme un trésor patrimonial de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse, le Centre acadien de l’Université Sainte-Anne recevra le grand public le lundi 26 janvier 2024 à Pointe-de-l’Église.

Que vous soyez passionné de patrimoine ou un simple curieux, l’ouverture du Centre acadien de l’Université Sainte-Anne au grand public sera une occasion d’apprendre davantage sur l’Acadie de la Nouvelle-Écosse.

Hébergé dans la seule université francophone de la Nouvelle-Écosse, le Centre acadien est un centre d’archives fondé en 1972 par J. Alphonse Deveau, historien, écrivain, professeur d’école et pionnier en études acadiennes.

Trésor patrimoniale

« Le Centre acadien a une collection archivistique d’une richesse extraordinaire qui remonte à l’établissement des Acadiens sur le territoire actuel de la Nouvelle-Écosse : ses documents manuscrits, territoriaux, sonores et photographiques constituent un véritable trésor patrimonial selon de nombreux experts », explique Martine Béland, vice rectrice à l’enseignement et à la recherche à l’Université Sainte-Anne.

Selon les organisateurs de l’événement, l’ouverture officielle du Centre acadien aura lieu le lundi 26 février 2024 de 15h à 17h dans l’édifice de la Bibliothèque Louis-R.-Comeau au campus de Pointe-de-l’Église.

Basée dans la région acadienne de Clare où se trouve son campus principal, l’Université Sainte-Anne dispose de quatre autres campus, à savoir Halifax, Tusket et Petit-de-Grat.

L’Université offre des programmes d’études universitaires et collégiales ainsi que des programmes d’immersion et de formation sur mesure en français langue seconde.

Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

ONFR+ – Abigail Alves Murta, publié le 11 janvier 2024

[LE FIL CULTUREL DE L’ONTARIO FRANÇAIS]

L’Ontario français bouillonne de talents et il n’est pas surprenant qu’après les nombreux lancements d’albums en 2023, une pléthore de concerts s’en viennent dans les mois à venir. Cette semaine, Mehdi Cayenne et l’artiste de la relève Squerl Noir interpréteront leurs plus récents albums. Du côté des arts, la communauté d’Orléans à Ottawa fera briller les talents de son artiste visuelle Thérèse Boisclair. Considérant le nombre d’artistes franco-ontariens inspirants, il est tout à fait approprié de clôturer la semaine par un atelier d’enregistrement avec l’auteur-compositeur-interprète et guitariste Marc-Antoine Joly.

Peinture abstraite de Thérèse Boisclair. Gracieuseté MIFO

Mehdi Cayenne débarque à Oshawa

Caméléon de la scène musicale et figure éclectique franco-canadienne dont l’énergie contagieuse est palpable d’un lieu à l’autre, l’auteur-compositeur, poète et chanteur Mehdi Cayenne semble posséder une créativité infinie. L’artiste qui vient de sortir son album électro-pop Animal Chic, qu’il a autoproduit, revient en force en Ontario où il fera vivre ce dernier opus sur scène à Oshawa grâce au Conseil des organismes francophones de la région de Durham (COFRD).

Crédit image : Frédérique Bérubé

Oshawa, le 13 janvier. Achetez vos billets ici pour réserver votre place.

Squerl Noir sur scène à la Place des Arts

L’initiative de La Slague, sous la direction artistique de Dan Bédard, Au bistro des découvertes, se poursuit cette semaine. Juste avant le temps des fêtes, l’initiative a démarré avec Dan Bédard qui avait mis en valeur les talents du multi-instrumentiste Peter Cliche. Cette semaine, Stef Paquette, artiste emblématique de la musique franco-ontarienne, présente l’un de ses artistes préférés de la relève, Squerl Noir.

Auteur-compositeur-interprète originaire de France, qui s’était installé il y a sept ans à Ottawa, avant de s’établir à Québec, David Robquin de son vrai nom, mettra de l’avant son plus récent album Sous la fourrurequi évoque son parcours d’immigrant au Canada.

Crédit image : Marion Desjardins

Lire la suite sur ONFR+

Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

Cédrick Pipitone – Publié le 8 janvier 2023

Il y a quelques semaines de cela à eu lieu la reconnaissance officielle de ma citoyenneté canadienne. Ce moment riche en émotions s’accompagne aussi d’une introspection que j’aimerais vous partager.

Lorsque je suis arrivé au Canada il y a une dizaine d’années, ce fut comme vivre une nouvelle vie. Il m’a fallu réapprendre l’histoire, les mœurs, les valeurs, la culture…tout un travail à refaire qui nécessite ouverture, humilité, curiosité, sacrifices et surtout patience.

À terme, et aussi par choix, j’ai fini par tout naturellement me sentir Canadien français. L’obtention officielle de la citoyenneté, elle, n’est que la reconnaissance finale d’un changement qui s’est opéré depuis bien longtemps déjà.

De la communauté à la citoyenneté

Pourquoi utiliser le terme canadien-français ? Pourquoi ne pas parler de Canadien ? Laissez-moi partager avec vous mon raisonnement.

Il est important de rappeler que le peuple canadien tel qu’on le connait a été et sera toujours la composition de trois nations distinctes, à savoir : les autochtones, les Canadiens français, les Canadiens anglais.

En voyageant à la rencontre des communautés francophones à travers le pays, j’ai réalisé que chaque communauté possédait ses propres spécificités qui les rendaient uniques.

J’ai aussi constaté que dans leur diversité, ces communautés ont tout de même beaucoup de choses en commun : histoire, gastronomie, valeurs, langue, culture musicale..etc.

Et je pense que c’est ça être Canadien français au Canada : des communautés distinctes, mais dont les valeurs prennent leur source au même endroit : une ascendance Canadienne française.

De par mes valeurs, ma langue, mes traditions, mon histoire, ma culture, mon appartenance à la nation Canadienne française est sans équivoque.

Et c’est pourquoi j’utilise ce terme.

Quelle identité ?

Parfois, on demande à des gens de décrire leur identité. Pendant longtemps, j’ai pensé à cette question.

Suis-je Québécois ? Absolument. Le Québec est ma terre d’accueil et ma nouvelle vie est au Québec. C’est le Québec qui m’a aidé et accompagné dans mon intégration. Comme le disait Jean Lesage : le Canada c’est mon pays, le Québec c’est ma patrie.

Je n’oublie pas non plus mon origine française, bien au contraire. C’est la France et ses institutions qui m’ont donné les bases pour devenir ce que je suis aujourd’hui. Et pour cela je lui en serais toujours reconnaissant.

Alors à cette question je répondrais : « Je suis Canadien français, Québécois de branche, et Français de souche ! »

C’est une richesse identitaire dont je suis très fier et que j’ai plaisir à partager chaque jour avec mon entourage.

Un merci tout particulier à mes amis et ma famille sans qui tout cela n’aurait jamais pu être possible.

Pour conclure, je suis très conscient que c’est un chemin unique pour chacun, facile pour certains, difficile pour d’autres.

Ce chemin est le mien et je tenais le partager avec vous.

Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 4 décembre 2023

Selon un rapport publié le 30 novembre 2023 et préparé pour la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF), la communauté culturelle canadienne-française génère environ 6 milliards $.

Artistes sur scène – Pexels.com

L’impact économique des arts, de la culture et du patrimoine de la communauté culturelle canadienne-française (hors Québec) s’élevait à 5,63 milliards de dollars en 2021.

C’est l’un des principaux chiffres à retenir du rapport préparé pour la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) par la firme Hill Strategies.

36 100 travailleurs francophones en culture 

Cette estimation de 5,63 milliards $ en 2021 comprend 2,76 milliards $ comme impact direct, 1,67 milliard $ comme impact indirect et 1,2 milliard $ comme impact induit.

« Les impacts directs représentent la valeur ajoutée au produit intérieur brut (PIB) des dépenses dans le secteur culturel. Les effets indirects comptent les nouvelles dépenses (des fournisseurs, par exemple) engendrées par les dépenses des organismes culturels. Les effets induits représentent les dépenses engendrées par les salaires du personnel culturel et du personnel des fournisseurs », expliquent les auteurs du rapport.

Autre chiffre pertinent à retenir : il y a 36 100 personnes hors Québec qui parlent français et travaillent en culture, soit 5,2 % de toutes les personnes qui travaillent en culture hors Québec, selon une demande spéciale du recensement de 2021.

Par ailleurs, le rapport contient des résultats provinciaux et territoriaux détaillant l’impact de la communauté culturelle francophone dans chaque province et territoire hors Québec.

Prenez note que cet article ne fait plus l’objet de mise à jour et pourrait contenir des informations désuètes.

RADIO-CANADA – Publié le 3 décembre 2023

Un comité de citoyens qui milite pour faire changer le nom de l’Université de Moncton s’est réuni dimanche matin afin de décortiquer le rapport sur la question qui a été présenté vendredi.

Le campus de l’Université de Moncton le 1er juin dernier.
PHOTO : RADIO-CANADA / IVANOH DEMERS

Depuis quelques mois, un comité demande de remplacer le nom de la plus grande université francophone des provinces de l’Atlantique.

Selon les membres de ce comité, ce nom fait référence à Robert Monckton, l’administrateur colonial britannique qui a joué un rôle actif dans la déportation des Acadiens au 18e siècle.

Dans un rapport présenté vendredi, l’historien Maurice Basque et la politologue Stéphanie Chouinard ont déterminé que le changement du nom de cette université pourrait coûter jusqu’à 4,6 millions de dollars.

Lise Ouellette en entrevue le 16 avril dernier à Edmundston.
PHOTO : RADIO-CANADA

Dans une entrevue accordée dimanche au Téléjournal Acadie, Lise Ouellette, une des porte-parole du comité citoyen en faveur de ce changement de nom, a qualifié le rapport Chouinard-Basque de rigoureux. Elle s’interroge toutefois sur les coûts évoqués par les auteurs.

On aimerait que ce soit plus bas, évidemment. Même à 4,6 millions, ce n’est pas une barrière au changement de nom.

Une citation de Lise Ouellette, porte-parole du comité citoyen pour le changement de nom de l’Université de Moncton

Il y a probablement des dépenses qui sont trop élevées là-dedans et qui ne sont pas nécessairement pertinentes, a-t-elle affirmé. ll faut faire une étude plus approfondie de la question des coûts.

Pas aux frais des étudiants, plaide le comité

Dans le rapport sur la dénomination de l’Université de Moncton, Maurice Basque et Stéphanie Chouinard ont aussi noté qu’on avait peu entendu les étudiants dans ce débat.

Le président de la Fédération étudiante de l’Université de Moncton (FÉCUM), Étienne Bélanger, a répondu vendredi que les étudiants ont d’autres priorités : leurs études, leurs droits de scolarité et le coût de la vie.

Le nom que porte l’Université de Moncton n’est pas la priorité des étudiants, selon le président de la FÉCUM, Étienne Bélanger. (Photo d’archives)
PHOTO : RADIO-CANADA / PATRICK LACELLE

Lise Ouellette y voit une occasion à saisir. Le comité citoyen dit avoir entamé une série de rencontres avec les conseils étudiants et avec la Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick (FJFNB).

On s’est déjà engagés dans une campagne de financement communautaire pour couvrir les coûts du changement [de nom], dit-elle. Ce ne sera pas aux frais des étudiants, ça, c’est extrêmement clair.

On comprend les priorités des associations étudiantes au niveau du coût de la vie à l’heure actuelle, alors on est très empathiques, assure-t-elle.

Le mandat confié à Stéphanie Chouinard et à Maurice Basque ne leur demandait pas de recommander ou non un changement de nom.

Lise Ouellette affirme que le comité demeure prudemment optimiste quant au succès de sa démarche.

Les consultants engagés par l’Université de Moncton, Maurice Basque et Stéphanie Chouinard, ont présenté leurs conclusions vendredi.
PHOTO : RADIO-CANADA / NICOLAS STEINBACH

Le comité citoyen se prépare à participer samedi prochain à une rencontre avec le conseil de l’Université de Moncton.

On va travailler avec le conseil de l’Université pour poursuivre les démarches dans le dossier, dit Mme Ouellette.

C’est toujours un processus qui est sensible et délicat, mais il faut absolument éviter de polariser. Il faut créer des occasions de dialogue. Il faut que la démarche soit constructive, ajoute-t-elle. Il faut de la transparence, et nous, on va travailler dans ce sens-là.

Avec les renseignements de Janic Godin

Cliquez-ici pour consulter le contenu original