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RADIO-CANADA – Publié le 16 mai 2024

La Colombie-Britannique octroie 150 000 $ à l’organisme Inform’Elles, en activité depuis 25 ans, qui offre des services aux femmes victimes de violence sexuelles et sexistes. 

Selon Inform’Elles, cette aide provinciale est une première depuis l’existence de l’organisme.
PHOTO : GETTY IMAGES / GPOINTSTUDIO

 Ce financement provincial est une première, selon le groupe francophone. Après plusieurs années de négociation avec le gouvernement, la présidente d’Inform’Elles, Jeanne Landry, s’est dit très contente de ce financement de base.

Il va notamment permettre à l’organisme d’engager deux personnes, une directrice générale qui devrait commencer d’ici la fin du mois de mai et une intervenante communautaire.

C’est un très bon départ et on espère, avec cette stabilité, de pouvoir aller chercher d’autres financements.

Une citation de Jeanne Landry, présidente, Inform’Elles

Bien que cette enveloppe soit un financement unique, la priorité est de réduire les listes d’attente, d’identifier les services et assurer qu’ils sont disponibles aux femmes francophones, a indiqué la secrétaire parlementaire chargée de l’équité entre les sexes, Kelli Paddon.

Important d’être reçue dans sa langue

Kelli Paddon a insisté sur l’importance d’avoir accès aux services sécuritaires [dans sa langue].

Une femme qui est en situation de violence est souvent très isolée et si on lui donne une barrière de la langue en plus, c’est encore plus isolant, a ajouté Jeanne Landry. La présidente a dit espérer pouvoir appuyer les femmes qui parlent français, qui ont besoin de s’exprimer en français pour les aider à sortir d’une situation de violence.

Cette subvention a été rendue possible grâce à l’Entente Canada-Colombie-Britannique sur les services en français par le gouvernement provincial.

Selon Inform’Elles, ce financement permettra d’appuyer la prestation de services de soutien aux femmes francophones.

Ce financement permet d’accroître les liens avec le réseau de services aux victimes et de programmes de counseling de la province pour mieux aiguiller les femmes francophones victimes de violence genrée.

Une citation de Inform’Elles (extrait du communiqué de presse)

Le mois dernier, d’ailleurs, le gouvernement britanno-colombien annonçait l’investissement d’une enveloppe de 29,1 millions de dollars sur trois ans pour élargir l’accès des victimes de violence conjugale à des services juridiques.

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FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 16 mai 2024

Depuis 2007, la journée du 15 mai est reconnue par le gouvernement du Yukon comme étant la Journée de la Francophonie Yukonnaise.

Le Centre de la Francophonie de Whitehorse où siège plusieurs organismes Franco-Yukonnais. Gracieuseté : AFY

La Francophonie est en plein essor au Yukon. En effet, le territoire est le troisième État fédéré le plus bilingue au Canada en termes de pourcentage, après le Québec et le Nouveau-Brunswick.

De plus, le Yukon enregistre une hausse de près de 15 % de la proportion de francophones ayant le français comme première langue officielle parlée, selon les données du recensement 2021 publiées mercredi par Statistique Canada.

Diversifiée et en pleine croissance, la communauté franco-yukonnaise jouit d’une multitude de services en français : école francophone, services de garde, aide à l’emploi, cours de langue, activités artistiques et culturelles, etc.

Tout cela pour dire que la journée de la Francophonie yukonnaise se tient cette année sous le signe de la célébration de plusieurs exploits qui font de la communauté Franco-Yukonnaise un modèle inspirant pour les communautés francophones et acadienne du Canada.

Plus d’une centaine de personnes se sont rencontrées dans la salle du club de ski du mont McIntyre, à Whitehorse, pour célébrer la culture francophone au Yukon.
PHOTO : RADIO-CANADA / SARAH XENOS

« La communauté franco-yukonnaise est, à plusieurs égards, une histoire à succès au sein de la francophonie canadienne. En pleine croissance, partie intégrante de la société yukonnaise, elle illustre comment l’épanouissement du français, la célébration de la diversité et la réconciliation avec les peuples autochtones peuvent être complémentaires. », se réjouit Liane Roy, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA).

Le nouveau groupe Pink House, composé de Charlie-Rose Pelletier, Jeffrey McLean, Seth Brown, Gabe Mahamad et Juan Pablo Herrera, a offert son deuxième concert devant public à l’occasion des festivités de la Journée de la francophonie.
PHOTO : RADIO-CANADA / SARAH XENOS

Dans sa déclaration à l’occasion de la journée, la présidente de la FCFA mentionne plusieurs avancées comme la reconnaissance de la communauté francophone dans le projet de loi créant l’Office de la santé du Yukon.

« Nous sommes ravies et ravis de rassembler la communauté pour cette occasion spéciale », a déclaré Lorraine Taillefer, présidente de l’Association franco-yukonnaise (AFY) à l’occasion de la journée.

« La Journée de la francophonie yukonnaise est un moment privilégié pour célébrer notre culture et notre langue », a-t-elle ajouté.

Une section avec des jeux pour enfants a été aménagée, au plus grand bonheur des petits, qui ont pu profiter des jeux gonflables.
PHOTO : RADIO-CANADA / SARAH XENOS

« Notre gouvernement est fier de soutenir la vitalité de la communauté francophone du Yukon et les festivités de la Journée de la francophonie yukonnaise. À l’occasion de cette journée spéciale, j’invite toutes les Yukonnaises et tous les Yukonnais à célébrer la langue française et les cultures francophones qui occupent une place unique dans la communauté riche et diversifiée du Yukon. » a indiqué pour sa part John Streicker, ministre responsable de la Direction des services en français.

Le drapeau franco-yukonnais a été hissé devant l’édifice de l’Assemblée législative à Whitehorse pour souligner le 15 mai. PHOTO : RADIO-CANADA / SARAH XENOS

Depuis 2007, le gouvernement du Yukon a proclamé le 15 mai Journée de la francophonie yukonnaise.

Porte parole officiel et leader du développement de la communauté franco-yukonnaise depuis 1982, l’AFY vise à améliorer la qualité de la vie en français des francophones du Yukon.

Geneviève Tremblay a remporté le Prix Engagement exceptionnel pour sa contribution à la communauté en tant que coordonnatrice aux services à la petite enfance et aux familles multilingues ainsi que comme conseillère pédagogique à la commission scolaire.
PHOTO : RADIO-CANADA / SARAH XENOS

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FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 15 mai 2024

Lancé il y a trois ans pour renforcer les liens entre les organismes francophones du Québec et ceux des communautés francophones et acadiennes du Canada, Mobilisation Franco a pris de l’ampleur durant sa 3e édition tenue à Montréal le 13 et 14 mai.

C’est l’heure du bilan pour Mobilisation Franco au terme de sa troisième édition. Avec plus de 100 leaders engagés pour le français, 92 organisations du Québec et des communautés francophones et acadiennes ailleurs au pays réunies sous le même toit et pas moins de 80 rencontres de vis-à-vis pour explorer des possibilités de projets communs, l’événement a tenu ses promesses.

Des organisations des quatre coins du pays étaient présentes à l’instar de TFO et Télé-Québec, les Salons du livre de l’Outaouais et de Rimouski, les sociétés historiques francophones de l’Alberta et de la Saskatchewan, l’Association franco-yukonnaise et la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Trois projets inspirants ont partagé leurs expériences avec les participantes et participants de la 3e édition de Mobilisation Franco – Gracieuseté

« Cette troisième édition de Mobilisation franco est un réel succès ! Les deux journées ont assurément permis de faire fructifier de nombreuses initiatives de collaboration entre le Québec et la francophonie canadienne. » tranche Jean-François Roberge, ministre de la Langue française.

Jean-François Roberge, ministre de la langue française lors de l’allocution d’ouverture de la 3e édition de Mobilisation Franco à Montréal – Gracieuseté

Même son de cloche chez Liane Roy, présidente, FCFA du Canada. « En deux ans, nous avons presque doublé le nombre de participants et participantes à Mobilisation franco. Ça montre l’immense valeur que les francophones voient dans une telle occasion de prendre contact et de se connaitre. Être à Montréal pour cette édition de Mobilisation franco nous rappelle que le français est vulnérable partout au pays et nous motive à faire front commun pour notre langue. C’est un projet et une collaboration à la fois qu’on va réussir ce rapprochement », peut-on lire dans un communiqué publié ce mercredi par la FCFA.

Liane Roy, présidente de la FCFA lors de l’allocution d’ouverture de la 3e édition de Mobilisation Franco à Montréal – Gracieuseté

Pour sa part, le président du Centre de la francophonie des Amériques Michel Robitaille aborde dans le même sens et se félicite également du succès de la 3e édition.

« Mobilisation franco nous permet de bâtir des ponts entre la société québécoise et les communautés francophones et acadienne du Canada. Nous sommes ravis de constater qu’un nombre croissant d’organisations québécoises ont manifesté un intérêt pour participer à cet événement. L’engouement de part et autre illustre bien ce désir de rapprochement pressentis lors du lancement de la première édition en 2022. »

Par ailleurs, Mobilisation Franco a été marquée par l’organisation d’un panel jeunesse appuyé par la Ville de Montréal.

Organisé conjointement par la FCFA du Canada et le Centre de la francophonie des Amériques, Mobilisation franco un rendez-vous annuel qui vise à créer des liens de solidarité et de collaboration entre la société civile du Québec et les organisations francophones ailleurs au pays.

RADIO-CANADA – Publié le 14 mars 2024

L’Université de Sudbury et le Collège La Cité ont conclu une entente d’expertise en techno-pédagogie pour le développement de cours en ligne.

Serge Miville, recteur et vice-chancellier de l’Université de Sudbury et Lise Bourgeois, présidente-directrice générale de La Cité, ont conclu une entente. PHOTO : AVEC LA PERMISSION DE L’UNIVERSITÉ DE SUDBURY ET DU COLLÈGE LA CITÉ

Dans un communiqué conjoint des deux établissements, on indique que l’entente s’inscrit dans le plan de l’Université de Sudbury de multiplier les partenariats avec l’ensemble des établissements postsecondaires francophones et bilingues de la province pour réduire les coûts liés au développement et à la prestation des programmes universitaires de langue française.

Dans une entrevue à l’émission Le matin du Nord, le recteur de l’Université de Sudbury, Serge Miville, a révélé que l’établissement est en train de rédiger une quinzaine de cours en ligne pour appuyer son offre de programme en septembre 2025.

Ce n’est pas tout le monde qui peut se déplacer à Sudbury pour suivre des cours. On pense aux gens partout dans le Nord de l’Ontario qui ont des engagements professionnels. Cette entente va faire en sorte qu’on va avoir l’expertise en techno-pédagogie pour être capable d’offrir la meilleure expérience en ligne.

Une citation de Serge Miville, recteur de l’Université de Sudbury

En mars, l’Université de Sudbury avait annoncé qu’elle s’était entendue avec l’Université d’Ottawa pour offrir des cours.

En mars dernier, l’Université de Sudbury, l’Université d’Ottawa et l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario ont annoncé la mise en œuvre d’un protocole d’entente.
PHOTO : RADIO-CANADA / BIENVENU SENGA

Un partenariat apprécié

La direction du collège La Cité se dit heureuse de fournir son expertise à l’Université de Sudbury.

La Cité est un partenaire qui croit résolument aux approches collaboratives dans l’ensemble du secteur de l’éducation postsecondaire en langue française de l’Ontario comme solution afin d’offrir plus d’options et de services aux étudiants tout en tirant parti de ce que chaque établissement a de mieux à offrir.

Une citation de Lise Bourgeois, présidente-directrice générale de la Cité

L’Université de Sudbury n’a pas donné de cours depuis le printemps 2021, en raison de la dissolution de la fédération de l’Université Laurentienne.

Elle avait alors annoncé son intention de devenir une université par, pour et avec les francophones.

L’Université de Sudbury n’a pas donné de cours depuis le printemps 2021, en raison de la dissolution de la fédération de l’Université Laurentienne (Photo d’archives).
PHOTO : RADIO-CANADA / YVON THERIAULT

L’université a reçu des fonds du fédéral en 2022, mais une demande de financement auprès de la province a été refusée l’an dernier.

M. Miville réitère que l’Université de Sudbury conserve son autonomie, réagissant à certaines inquiétudes exprimées face aux partenariats avec d’autres établissements.

C’est nous qui prenons les décisions par rapport à la programmation, les ressources, comment on dépense nos fonds, affirme-t-il.

Le recteur indique que l’Université de Sudbury travaille à établir des ententes avec d’autres établissements postsecondaires offrant des services en français.

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ONFR+ – Lila Mouch-Essers, publié le 13 mai 2024

OTTAWA – Le 91ᵉ congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) débute ce lundi sous le thème « Mobiliser les savoirs en français », à l’Université d’Ottawa. Pas moins de 6 000 intervenants et chercheurs participent, jusqu’à vendredi, à plus de 220 colloques et conférences sur les enjeux de la recherche francophone au pays.

Le 91e Congrès de l’ACFAS, organisé en collaboration avec I’Université d’Ottawa se déroule jusqu’à vendredi, sur le thème « Mobiliser les savoirs en français ». Source: Canva

L’Université se transforme en un bouillon de culture et de connaissance pendant une semaine, dès ce lundi avec en plus des colloques, près de 400 conférences, des tables rondes, des ateliers, etc.

Franco-Ontarienne et membre abénaquise de la Première Nation d’Odanak, Michelle O’Bonsawin a été nommée présidente d’honneur pour ce congrès sous le patronage de l’UNESCO. En septembre 2022, elle est devenue la première autochtone à siéger au plus haut tribunal du pays.

Native de Hanmer à Sudbury et Franco-Ontarienne, Michelle O’Bonsawin est la première juge autochtone de la Cour suprême. Archives ONFR

L’ACFAS se considère comme un pilier dans le domaine de la recherche en français alors que les activités de recherche dans la langue de Molière diminuent depuis plusieurs années au Canada. C’est pourquoi, en marge cette 91ᵉ rencontre, l’organisme révèle ce lundi de nouvelles recommandations pour préserver et renforcer la publication scientifique francophone.

De nombreux chercheurs et étudiants de près 32 pays présenteront leurs recherches, mais ce sera aussi l’occasion de participer à des activités, dont certaines s’étaleront sur plusieurs mois.

Par exemple, une exposition de photographie numérique intitulée La preuve en image met en avant les clichés issus de recherches scientifiques dans tous les domaines du savoir.

De plus, des événements créatifs seront proposés, comme un atelier de bande dessinée Imaginons les soins virtuels en 2080, ouvert à tous. Ce projet invite à explorer un futur potentiel à travers deux scénarios décrivant les soins médicaux de demain. L’objectif est de concevoir les technologies futures répondant aux défis actuels.

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ONFR+ – Rachel Crustin, publié le 19 mai 2024

[LE FIL CULTUREL DE L’ONTARIO FRANÇAIS]
Cette semaine, on met de la nouvelle musique franco-ontarienne dans la voiture, en route vers un spectacle d’humour ou une nouvelle exposition. On se rappelle aussi la petite histoire d’un duo et la grande histoire d’une région. C’est d’ailleurs la dernière chance de voir cette anecdote de 1998 racontée de façon si spectaculaire…

Vaches, the musical tirera sa révérence le 11 mai à Rockland. Crédit image: Marianne Duval

Multidisciplinaire

Le chant du cygne des vaches de Casselman

La comédie musicale Vaches, the musical sera présentée pour la toute dernière fois ce vendredi à Rockland. L’histoire raconte comment un agriculteur de Casselman a aidé ses pairs de l’Est ontarien pendant la crise du verglas de 1998, permettant de sauver des centaines de vaches.

À la fois touchante, absurde et désopilante, la pièce réunit la crème franco-ontarienne, avec Stéphane Guertin, Constant Bernard, Geneviève-Roberge-Bouchard, Maxime David et Emma Ferrante. Le texte est signé Stéphane Guertin et Olivier Nadon, la mise en scène est de Dillon Orr, la chorégraphie de Janie Pinard et la musique de Brian St-Pierre. La dernière représentation prévue de Vaches, the musical est prévue ce samedi à la salle de spectacles Optimiste de Rockland.

L’équipe de création de Vaches, the musical. Crédit image : Marianne Duval

Rockland, le 11 mai. Billets sur la plateforme Eventbrite.

Du choix au MIFO

Alors que le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) a dévoilé des pans de sa programmation 2024-2025 cette semaine, la saison en cours propose encore plusieurs choix. Une nouvelle exposition orne les murs de la galerie Eugène-Racette. Le vernissage de cette exposition solo de Fitabella aura lieu vendredi en présence de l’artiste. Canadienne d’origine congolaise, Fitabella intègre le pagne wax, tissu courant dans les cultures africaines, à ses peintures, auxquelles elle intègre aussi divers matériaux récupérés.

Le vernissage débutant à 18 h, il est possible de prévoir une soirée doublement culturelle puisque Richardson Zéphir, avec son charisme et sa proposition décalée, donnera son spectacle au centre de la rue Carrière à compter de 20 h. Toujours dans la série humour, la programmation du MIFO prévoit aussi un spectacle de Philippe Laprise le mercredi 15 mai, cette fois au Centre des arts Shenkman. Au moment d’écrire ces lignes, 88% des billets avaient déjà trouvé preneurs.

Félicité, l’une des oeuvres de Fitabella en exposition au MIFO. Crédit image : Fitabella

Ottawa, le 10 et le 15 mai. Détails et billets sur le site du MIFO.

Théâtre

Le Théâtre Tremplin présente la pièce Les Communords du 14 au 18 mai, à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins (LNSGD). Écrite par le Sudburois Claude Belcourt, la pièce a vu le jour au Théâtre du Nouvel-Ontario en 1974. Il s’agit d’ailleurs de la deuxième œuvre à avoir été publiée aux éditions Prise de parole. La version 2024 est une adaptation dramaturgique de Lionel Lehouillier et une mise en scène d’Emily Payeur. L’histoire se déroule dans une commune queer, où les jeunes tentent de résister à la société capitaliste.

En activité depuis 1997, le Théâtre Tremplin est une troupe communautaire ottavienne qui présente des œuvres du répertoire franco-ontarien.

L’affiche des Communords a été créée par Laurie-Ming Goyette. Sourece : Théâtre Tremplin

Ottawa, du 14 au 18 mai. Billets sur la plateforme Simpletix.

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RADIO-CANADA – Thibault Jourdan, publié le 9 mai 2024

Deux ans après sa création, la concentration en accès à la justice en français de l’Université du Manitoba attire de plus en plus d’étudiants, dont plusieurs viennent d’autres provinces.

En tout, six étudiants sont inscrits en deuxième et troisième années de la concentration en accès à la justice en français mais, l’automne dernier, 12 personnes se sont inscrites en première année.
PHOTO : RADIO-CANADA / GRAHAM SCEVIOUR-FRAEHLICH

Les examens terminés, six étudiants s’apprêtent à recevoir leur diplôme. Parmi eux se trouve Marie Boyd.

La jeune femme originaire de Calgary a fait le choix de venir étudier le droit au Manitoba en raison de la concentration en accès à la justice en français, offerte depuis 2022 à la Faculté de droit Robson-Hall. L’Université de Calgary offre pourtant une certification de common law en français.

Le programme à l’Université du Manitoba était le plus flexible de ceux qu’elle a regardés, explique-t-elle. Dans la concentration, on peut faire quelques cours en français et quelques cours en anglais. Il y avait les deux et, comme le français est ma seconde langue, je pense que c’était plus en phase avec ce que je voulais, précise celle qui a fréquenté une école d’immersion en Alberta.

C’est aussi cette spécificité qui a attiré True Dash. Originaire de l’Ontario, mais ayant vécu plusieurs années au Québec, la jeune femme devait choisir entre Sherbrooke et le Manitoba.

L’avantage [ici], c’est qu’ils comprennent qu’on apprend la langue française. Dans les autres écoles, il y a une attente [selon laquelle] on parle couramment le français, dit-elle.

True Dash, étudiante en droit dans la concentration en accès à la justice en français à l’Université du Manitoba.
PHOTO : RADIO-CANADA / RON BOILEAU

Je voulais avoir quelqu’un qui donne du soutien quand on veut pratiquer le droit en français, parce qu’on doit aussi apprendre [la terminologie juridique] en français, ajoute-t-elle.

Travailler dans le système judiciaire de sa province en français

Pour les deux jeunes femmes, l’objectif est de pouvoir travailler dans le monde judiciaire en français.

Marie Boyd compte retourner en Alberta et offrir ses services à des francophones. Je pense qu’il y a un gros besoin et, pour moi, l’accès à la justice est vraiment, vraiment important, précise-t-elle.

Il y a beaucoup de nouveaux arrivants qui parlent seulement français. S’il y a des personnes qui ont besoin de services [juridiques] elles ont le droit de les recevoir [dans leur langue] et je veux faire partie de cela.

Marie Boyd, étudiante en droit dans la concentration en accès à la justice en français à l’Université du Manitoba.
PHOTO : FOURNIE PAR MARIE BOYD

True Dash, pour sa part, n’a pas décidé si elle resterait au Manitoba ou retournerait en Ontario. Elle est néanmoins sûre d’une chose : Je veux travailler en français, c’est ça qui est important.

Un programme de plus en plus populaire

En tout, six étudiants sont inscrits en deuxième et troisième année de la concentration en accès à la justice en français, mais à l’automne dernier, 12 personnes se sont inscrites en première année. La Faculté de droit compte en tout 316 étudiants.

Les inscriptions pourraient augmenter à nouveau à la rentrée prochaine, puisque 13 étudiants [en première année] ont déjà indiqué un intérêt pour la formation, comme le précise Andréa Doyle, coordonnatrice du programme. 

La plupart des étudiants viennent d’immersion, et la plupart sont du Manitoba. Mais nous avons aussi des étudiants hors province.

Une citation de Andréa Doyle, coordonnatrice de la concentration en accès à la justice en français à l’Université du Manitoba

Andréa Doyle voit encore plus grand. À terme, elle aimerait doubler le nombre d’étudiants qui choisissent de suivre des cours dans la concentration en accès à la justice en français. Elle espère qu’il y ait un jour 20 ou même 30 étudiants en première année.

Premières campagnes de publicité dans d’autres provinces

Lorsque l’Université du Manitoba a formalisé sa concentration en accès à la justice en français en 2022, cela lui a permis de donner plus de visibilité aux cours qu’elle offre dans cette langue. Elle va maintenant plus loin : elle a élaboré une campagne de promotion à l’extérieur de la province.

On en rêvait, mais l’année passée, c’est la première fois que nous avons eu la capacité de le faire, explique Lorna Turnbull, directrice de la concentration en accès à la justice en français.

Lorna Turnbull, directrice de la concentration en accès à la justice en français à l’Université du Manitoba (à gauche) et Andrea Doyle, coordonnatrice de la concentration en accès à la justice en français à l’Université du Manitoba. PHOTO : RADIO-CANADA / AMINE ELLATIFY

L’Ontario et la Saskatchewan ont été les premières provinces visées et des publicités y ont été diffusées dans des journaux francophones.

Lorna Turnbull envisage maintenant la possibilité de promouvoir la formation plus loin dans l’ouest du pays, s’il le faut jusqu’en Colombie-Britannique.

Il y a un programme qui est offert par l’Université d’Ottawa, mais géré à Calgary, et on ne veut pas voler leurs étudiants. Mais je crois qu’il y a une complémentarité, c’est vraiment aider à renforcer la communauté francophone en dehors du Québec qui est pas mal bien servie en Ontario et au Nouveau-Brunswick, mais peut-être moins bien servie dans l’ouest, précise-t-elle.

C’est vraiment de reconnaître l’unité de la francophonie en situation minoritaire à travers le pays, dans les endroits où c’est peut-être moins servi par les grands centres.

Une citation de Lorna Turnbull, directrice de la concentration en accès à la justice en français

À terme, l’Université espère lancer une campagne sur les réseaux sociaux dès cette année pour rejoindre les étudiants à travers le pays.

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FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 8 mai 2024

Cette année encore comme depuis 1893, les Franco-Manitobains de La Broquerie célèbreront la Saint-Jean Baptiste en grande pompe pour souligner leur attachement à la francophonie.

Deux jeunes participants au défilé de la Saint-Jean Baptiste – Gracieuseté

Plus de 1500 personnes sont attendues le 22 et le 23 juin prochains pour les célébrations de la Saint-Jean Baptiste à La Broquerie au Manitoba. La localité francophone qui se trouve à 72km au sud-est de Winnipeg préserve cette tradition contre vents et marées depuis 1893. Au menu des célébrations : un pique-nique, des jeux, des activités diverses, en plus d’une messe et d’un défilé.

« La Société Saint-Jean-Baptiste a été fondée en 1893. Le but étant de célébrer la joie de vivre des Canadiens français via la culture, la musique et bien entendu, la nourriture! », lit-on sur le site web de l’organisme qui organise la fête depuis plus d’un siècle.

Plus de détails à venir sur la programmation de 2024.

RADIO-CANADA – Emmanuel Prince-Thauvette, publié le 7 mai et mis à jour le 8 mai 2024

Les organismes communautaires francophones de l’Alberta saluent le plan 2024-2028 du gouvernement de Danielle Smith.

La présidente de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), Nathalie Lachance (à gauche), la ministre de l’Alberta des Arts, de la Culture et de la Condition féminine Tanya Fir et Francois Eudes, le co-président du conseil consultatif de l’Alberta en matière de francophonie à Edmonton le 7 mai 2024.
PHOTO : RADIO-CANADA / EMMANUEL PRINCE-THAUVETTE

Avec ce plan-ci, on va au-delà de la traduction de service, on va vraiment vers une offre plus active, on va vers des appuis de façon plus constante auprès de certains organismes. On voit vraiment une belle avancée, s’est réjouie Nathalie Lachance, présidente de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA).

Je tiens à remercier l’ensemble du gouvernement pour ce Plan d’action, qui est beaucoup plus stratégique que les précédents et qui reflète des valeurs de collaboration et de dialogue, a-t-elle soutenu en présence de Tanya Fir, la ministre albertaine des Arts, de la Culture et de la Condition féminine qui est également responsable du dossier de la Francophonie.

Nous avons récemment conclu un accord avec le gouvernement fédéral, dont les détails seront rendus publics plus tard, où nous avons vu un accroissement important du financement, a expliqué Tanya Fir, sans faire de promesses financières associées à ce plan.

L’Alberta compte le troisième plus grand nombre de francophones en dehors du Québec, après l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.

L’offre active et la visibilité des symboles

Dans son plan d’action 2024-2028 rendu public mardi, l’Alberta s’engage à ce que les services en Français existants du gouvernement provincial, visibles, accessibles et promus auprès de la communauté.

En d’autres termes, les services en français, lorsqu’ils existent, devraient faire l’objet d’une offre active, comme c’est le cas pour les services fédéraux bilingues.

L’Alberta veut aussi accroître la visibilité des symboles franco-albertains, dont le drapeau franco-albertain, devenu un emblème officiel de la province en 2017.

Le drapeau franco-albertain sur la ceinture fléchée patrimoniale
PHOTO : RADIO-CANADA / MARIO DE CICCIO

Le plan d’action comprend plus d’une centaine de mesures que les différents ministères veulent mettre en place dans les quatre prochaines années.

En matière d’éducation, le gouvernement s’engage à accroître l’accès à l’éducation postsecondaire en français, en plus de travailler avec les établissements, comme le Campus Saint-Jean, pour offrir davantage de programmes.

Dans le domaine de la justice, les autorités disent vouloir augmenter le nombre de jurés francophones en améliorant la collecte de données sur les compétences linguistiques en français par les services judiciaires.

Sans annoncer de sommes précises, l’Alberta souhaite aussi optimiser les investissements dans le réseau scolaire francophone afin de promouvoir le choix des parents en matière d’éducation.

Les obligations contenues dans la politique en matière de francophonie ne sont toutefois pas contraignantes pour le gouvernement, puisqu’il n’y a pas de Loi sur les services en français en Alberta, contrairement à l’Ontario, par exemple.

Le coprésident du Conseil consultatif de l’Alberta en matière de francophonie, François Eudes s’est tout de même montré confiant, car plusieurs ministères de la province ont fait partie des consultations.

On a beaucoup plus de chances d’atteindre le résultat désiré, sachant que chacun des ministères s’est proposé d’agir.

La ministre ne parle pas français

En Alberta, au sein du conseil des ministres, la responsabilité de la Francophonie et du Secrétariat francophone revient à la personne titulaire du portefeuille de la Culture.

Cependant, Tanya Fir, la députée de Calgary-Peigan nommée à ce poste il y a un peu moins d’un an, ne parle pas français : Je l’ai appris à l’école secondaire, je l’ai appris à l’université et je l’ai perdu.

Même si je ne suis pas bilingue, le dossier me tient à cœur et je veux bien le représenter, soutient Tanya Fir, ajoutant qu’elle envisage de suivre des cours dans un futur proche.

Un rôle de secrétaire parlementaire à la Francophonie avait été créé en 2019 pour faire le pont entre le gouvernement de l’Alberta et la communauté francophone et ses institutions. Tour à tour, les députés Laila Goodridge et Dan Williams ont occupé ce poste, qui a toutefois été aboli lors de la prise de pouvoir de Danielle Smith, en octobre 2022.

L’année dernière, le ministre des Technologies et de l’Innovation, Nate Glubish, qui parle français, a été nommé comme agent de liaison du gouvernement provincial avec la communauté francophone.

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ONFR+ – Pascal Vachon, publié le 7 mai et mis à jour le 8 mai 2024

OTTAWA – Le rapprochement entre Radio-Canada et CBC ne se fera pas au détriment du secteur francophone, jure sa présidente Catherine Tait qui parle d’une « harmonisation » plutôt que d’une « fusion » entre les deux secteurs.

Catherine Tait en comité parlementaire. THE CANADIAN PRESS/ Patrick Doyle

« Le questionnement du fusionnement des deux services n’est pas du tout dans nos réflexions. On parle d’harmoniser les services ou des technologies, des plateformes, ce genre de solution. On ne parle pas du contenu, ce n’est pas du tout sur la table », a assuré Catherine Tait devant les députés en comité parlementaire à Ottawa mardi.

« Pour moi, fusionner, c’est une mutualisation de nos services. Harmoniser, c’est de travailler ensemble et de trouver des solutions ensemble », a-t-elle ajouté devant les médias après sa comparution.

La Presse rapportait la semaine dernière que la haute direction de CBC/Radio-Canada travaillait sur un plan de transformation qui implique une mise en commun des ressources des services anglais et français. Il n’est pas exclu ni décidé que la programmation et la direction soient touchées, rapportait le quotidien québécois. Mais en comité mercredi, Catherine Tait a réfuté qu’il puisse y avoir un impact sur la programmation et la direction dans un tel scénario.

« L’indépendance éditoriale de CBC et Radio-Canada reste comme un principe fondamental de nos services (…) Je vous jure que la force de Radio-Canada et l’importance de Radio-Canada pour le fait français et la langue française restent au cœur de toutes nos réflexions », soutient-elle.

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FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 7 mai 2024

Dans le cadre des élections prévues mi-juin prochain pour élire une présidence à la tête de l’organisme porte-parole des acadiens au Nouveau-Brunswick, les trois candidats en lice débattront ce soir.

Plusieurs acadiens et de francophones du Nouveau-Brunswick auront les yeux sur le débat politique des trois candidats en lice pour la présidence de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick.

Organisé ce soir à 19h30 (18h30 heure de l’Est) dans le village acadien de Memramcook, le débat permettra à chacun des trois candidats de discuter leurs visions et aspirations pour le poste convoité.

Pour les membres de la SANB et l’opinion public acadienne de la province, l’événement est une occasion pour mieux connaître les candidats et prendre une décision éclairée avant les élections prévues le 15 juin 2024 à l’occasion de l’Assemblée générale de la SANB.

Pour rappel, l’actuelle présidente par intérim Nicole Arseneau-Sluyter fera face à deux concurrents dans ces élections. Il s’agit d’Éric Dow, un jeune chercheur universitaire, artiste et ancien employé de la SANB ainsi que Luc Desjardins, avocat et ancien maire de Petit-Rocher.

Transmis en direct sur les pages Facebook et Youtube de la SANB, le débat sera modéré par Jules Chiasson, ancien cadre de Radio-Canada et directeur général de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE).

Originaire de Chéticamp, Nouvelle-Écosse, Jules Chiasson a travaillé à Radio-Canada pendant vingt-neuf ans en tant que réalisateur radio et directeur de la radio. Il a été directeur de la radio en Atlantique, à Toronto, à Sudbury, à Trois Rivières et à Rouyn-Noranda. Gracieuseté

Créée en juin 1973, la SANB a pour mandat de défendre et promouvoir les droits et les intérêts de la communauté acadienne et francophone dans l’unique province bilingue du Canada. Le nombre de ses membres dépasse 20 000 personnes. Un nombre d’adhérents que l’on trouve nulle part ailleurs dans la francophonie canadienne, vu le poids démographique important des acadiens au Nouveau-Brunswick.

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RADIO-CANADA – Emmanuel Prince-Thauvette, publié le 7 mai 2024

Dans son nouveau plan d’action sur sa politique en matière de francophonie, le gouvernement de l’Alberta soutient vouloir obtenir sa « juste part du financement fédéral en langues officielles ».

L’Alberta compte le troisième plus grand nombre de francophones en dehors du Québec, après l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.
PHOTO : RADIO-CANADA / MARIO DE CICCIO

L’Alberta est sous-financée depuis des années par rapport à notre population francophone, déclare la ministre des Arts et de la Culture, Tanya Fir, qui est responsable du dossier de la Francophonie.

Nous avons récemment conclu un accord avec le gouvernement fédéral, dont les détails seront rendus publics plus tard, où nous avons vu un accroissement important du financement, explique-t-elle.

L’Alberta compte le troisième plus grand nombre de francophones en dehors du Québec, après l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.

L’offre active et la visibilité des symboles

Dans son plan d’action 2024-2028, qui sera rendu public mardi matin, l’Alberta s’engage à ce que les services en français existants du gouvernement provincial soient visibles, accessibles et promus pour la communauté.

En d’autres termes, les services en français, lorsqu’ils existent, devraient faire l’objet d’une offre active, comme c’est le cas pour les services fédéraux bilingues.

L’Alberta veut aussi augmenter la visibilité des symboles francos-albertains, dont le drapeau franco-albertain, devenu un emblème officiel de la province en 2017.

Le plan d’action comprend plus d’une centaine de mesures que les différents ministères veulent mettre en place dans les quatre prochaines années.

En matière d’éducation, le gouvernement s’engage à améliorer l’accès à l’éducation postsecondaire en français, en plus de travailler avec les institutions, comme le Campus Saint-Jean, pour développer de la programmation additionnelle.

Sans promettre de sommes précises, l’Alberta souhaite aussi maximiser les investissements dans le réseau scolaire francophone afin de promouvoir le choix en éducation pour les parents.

Les obligations contenues dans la politique en matière de francophonie ne sont toutefois pas contraignantes pour le gouvernement, puisqu’il n’y a pas de Loi sur les services en français en Alberta, contrairement à l’Ontario, par exemple.

La ministre ne parle pas français

En Alberta, au sein du conseil des ministres, la responsabilité de la Francophonie et du Secrétariat francophone revient au titulaire du portefeuille de la Culture.

Cependant, Tanya Fir, la députée de Calgary-Peigan nommée à ce poste il y a un peu moins d’un an, ne parle pas français : Je l’ai appris à l’école secondaire, je l’ai appris à l’université, et je l’ai perdu.

Même si je ne suis pas bilingue, le dossier me tient à cœur et je veux bien le représenter, soutient-elle. Tanya Fir affirme aussi qu’elle envisage de suivre des cours dans un futur proche.

Un rôle de Secrétaire parlementaire à la Francophonie avait été créé en 2019 pour faire le pont entre le gouvernement de l’Alberta et la communauté francophone et ses institutions. Tour à tour, les députés Laila Goodridge et Dan Williams ont occupé ce poste, qui a toutefois été aboli lors de la prise de pouvoir de Danielle Smith, en octobre 2022.

L’année dernière, le ministre des Technologies et de l’Innovation, Nate Glubish, qui parle français, a été nommé comme liaison du gouvernement provincial avec la communauté francophone.

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RADIO-CANADA – Julie Plourde, publié le 6 mai 2024

La Fédération franco-ténoise (FFT) a dévoilé, le 1er mai, son nouveau Plan de développement global, une feuille de route offrant une vision et des actions pour les sept prochaines années, afin de permettre l’épanouissement de la communauté francophone des Territoires du Nord-Ouest.

Le Plan de développement global 2023-2030 présente sept stratégies articulées autour de trois axes : capacités et ressources communautaires renforcées, communauté dynamique et engagée et leadership partagé et synergie des organismes.
PHOTO : RADIO-CANADA / JULIE PLOURDE

La directrice de la FFT, Audrey Fournier, dit qu’il s’agit d’un outil qui porte la vision de la communauté francophone des T.N.-O.

C’est l’aboutissement d’un gros travail de collaboration, de réflexion avec des représentants des organismes francophones et des membres de la communauté, explique-t-elle.

La directrice de la Fédération franco-ténoise, Audrey Fournier, le 3 mai 2024.
PHOTO : RADIO-CANADA / JULIE PLOURDE

Ce plan est en développement depuis quelques années. Il devait être publié à l’automne 2022, mais sa sortie avait été repoussée pour permettre à l’organisme porte-parole de la communauté francophone de bien prendre le temps de faire les choses.

Le Plan de développement global (PDG) 2023-2030 présente sept stratégies articulées autour de trois axes : capacités et ressources communautaires renforcées, communauté dynamique et engagée, et leadership partagé et synergie des organismes.

Besoin d’infrastructures

L’une des priorités mises de l’avant par le PDG est la diversification du financement des organismes franco-ténois, qui font face à d’importantes difficultés sur le plan financier dans une région particulièrement touchée par le coût de la vie élevé, autant à Yellowknife que dans les communautés.

Le faible niveau de financement constitue un obstacle majeur au développement des organismes et, par extension, de la communauté franco-ténoise dans son ensemble, peut-on lire dans le PDG.

Énormément de nos organismes sont sous-financés et ont à peine le minimum pour se soutenir, explique Audrey Fournier.

C’est inquiétant, car le coût de la vie augmente et le financement n’augmente pas de la même façon. Alors notre capacité à réellement mettre ce qu’on veut en œuvre est réduite.

Une citation de Audrey Fournier, directrice de la Fédération franco-ténoise

La FFT compte mettre en place une campagne de sensibilisation politique, pour informer les élus de la précarité financière des organismes franco-ténois.

Il y a l’idée de se positionner davantage […] et d’expliquer le contexte particulier, mieux faire connaître cette réalité typique au Nord et qui est peut-être mal comprise, ajoute la directrice de la FFT.

Parallèlement, le recrutement et la rétention du personnel sont un autre frein au développement de la communauté. La FFT pilotera donc, au cours des prochaines années, une stratégie d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre.

Finalement, un autre élément clef du PDG, mais qui n’est pas une idée nouvelle, est de doter la communauté d’infrastructures, comme des lieux de rassemblement.

Cela fait déjà quelques années que la FFTévoque l’idée d’un centre communautaire à Yellowknife.

Loin d’abandonner cette idée, l’organisme réitère ce besoin d’infrastructure dans le PDG.

On parle d’avoir accès à de meilleures infrastructures pour l’éducation, à des lieux de rassemblement pour la communauté, des espaces pour faire valoir la culture, l’art, indique Audrey Fournier.

Faire de la place aux régions

Le plan fait aussi une place aux régions à l’extérieur de la capitale. Le document invite les organismes francophones à trouver des façons d’étendre leurs antennes au cours des prochaines années dans les collectivités où vivent des Franco-Ténois, selon Audrey Fournier.

Le [plan] est pensé de façon à ce que l’entièreté des stratégies s’applique aux régions.

Marie-Christine Aubrey, résidente de Fort Smith et membre du conseil d’administration de la FFT, estime que c’est une bonne nouvelle.

Selon elle, les francophones de Fort Smith ont besoin de se rassembler et d’entretenir leur sentiment d’appartenance, ce qui se fait plus facilement depuis que l’Association franco-ténoise du Sud et de l’Ouest a une employée permanente sur les lieux.

Marie-Christine Aubrey vit à Fort Smith depuis 31 ans. Elle est également membre du conseil d’administration de la Fédération franco-ténoise et représentante des T.N.-O. auprès de la Fédération des aînés et aînées francophones du Canada.
PHOTO : FOURNIE PAR MARIE-CHRISTINE AUBREY

Elle reconnaît toutefois que Yellowknife aura toujours plus de services, compte tenu du poids démographique des Franco-Ténois dans la capitale.

Yellowknife a une beaucoup plus grosse population de francophones. C’est inévitable, les fonds sont là, explique la Française d’origine qui vit à Fort Smith depuis 31 ans.

Audrey Fournier est consciente de ces difficultés, mais elle ne peut dire de quoi aura l’air l’offre de services en français dans les régions, où la réalité est totalement différente.

Audrey Fournier espère tout de même qu’elles seront mieux desservies à l’avenir.

C’est vraiment de trouver des idées qui permettent de respecter les capacités de ces régions-là, puis en même temps, de prendre en compte leurs besoins, leur existence, puis de voir qu’ils ont tout autant le droit d’avoir accès à une vie en français aussi, ajoute-t-elle.

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FRANCITÉ – Mehdi Jaouhari, publié le 6 mai 2024

Considérée comme Fête nationale au Québec, la Saint-Jean demeure une fête communautaire importante dans les communautés francophones en situation minoritaire comme à Kapuskasing au Nord de l’Ontario où se rassemble environ 1000 résidents chaque année.

À Kapuskasing, la Saint-Jean Baptiste est l’un des événements les plus importants de l’année pour ne pas dire le plus important. Depuis 25 ans, les Franco-Ontariens – majoritaires dans la ville – célèbrent cette fête en grande pompe grâce à l’appui de bénévoles et de commanditaires. Cette année encore, la tradition locale se maintient avec une programmation sur deux jours le 14 et le 15 juin prochains.

De l’humour et de la musique

« Pour une deuxième fois cette année, la St-Jean sera tenue à l’extérieur dans un chapiteau de 1200 personnes dans le stationnement du Centre régional de Loisirs culturels », indique le comité organisateur.

La fête débutera le vendredi 14 juin avec un gala de l’humour de 20h à 22h. Parmi les comédiens invités, on retrouve plusieurs noms du Québec comme Dominique Paquet, Mariana Mazza et Jean-Claude Gélinas. Le lendemain, quatre artistes et formations musicales se relaieront sur la scène.

Parmi les têtes d’affiches de la soirée, on retrouve l’artiste Franco-Ontarienne de folk pop Reney Ray elle-même native de Kapuskasing et le duo québécois 2Frères.

« L’année passée, nous avons eu plus de 1600 personnes qui sont venues célébrés la plus grande St-Jean en Ontario à Kapuskasing. L’événement a attiré plusieurs touristes puisque 60% des billets ont été vendus à des gens de la région Kapuskasing, 20% des billets ont été vendus de Hearst, Cochrane et Timmins ainsi que 20% des billets ont été vendus à des gens en dehors du Nord-Est de l’Ontario », se réjouit le comité organisateur de la fête.

Marie-soleil Veilleux du comité d’organisation du Festival de la St-Jean de Kapuskasing, nous expliquait l’année dernière, que l’événement attire des gens de plusieurs villes de la région du Nord de l’Ontario comme Timmins et Sudbury.

« Depuis que je suis très jeune, je participe chaque année à la fête de la St-Jean », indiquait-elle, en ajoutant que l’événement attire un mélange de profils y compris les jeunes, les familles et les anglophones issus de familles exogames.

Pour la jeune Franco-Ontarienne, cette manifestation annuelle est une façon d’affirmer et de célébrer l’identité francophone au-delà de l’aspect festif et de divertissement.

Lisez notre dossier sur les célébrations de la Saint-Jean Baptiste à l’extérieur du Québec

ONFR+ – Rachel Crustin, publié le 3 mai 2024

[LE FIL CULTUREL DE L’ONTARIO FRANÇAIS]

C’est une semaine de lancements en Ontario francophone. Avec le mois de mai vient le Mois du patrimoine asiatique ainsi que le Mois des musées. Deux institutions de la capitale fédérale dévoilent leur programmation à venir. Et un musicien sort de son duo le temps d’une pause qui nous permet d’apprécier tout son talent.

La lanterne Kipness présente l’oeuvre sama-sama * sala-sala de Christine  Mangosing, pour le Mois du patrimoine asiatique. Crédit image: Catherine Wilkie

Multidisciplinaire

Un mois pour oser les musées

L’Association des musées de l’Ontario présente Mai, mois des musées en Ontario, une initiative qui existe aussi ailleurs au Canada. Selon l’organisme sans but lucratif, la province compterait plus de 700 musées au sein desquels œuvreraient 11 000 travailleurs et 37 000 bénévoles. Plusieurs d’entre eux offrent un accès gratuit les jeudis en soirée. Il faut surveiller la programmation de chacun pour connaître les activités en cours.

Le public est invité à visiter un musée au cours du mois de mai. Source : Association des musées de l’Ontario

Partout en Ontario, jusqu’au 31 mai. Plusieurs idées sur le compte X de l’Association des musées de l’Ontario.

Plusieurs anniversaires au CNA

Le Centre national des arts (CNA) dévoilera sa programmation 2024-2025 le 9 mai. Le Théâtre français parle déjà d’une quinzaine de spectacles réunis sous le thème Sortir du cadre pour la troisième saison du directeur artistique Mani Soleymanlou. Des noms d’artistes et d’auteurs qui visiteront le CNA, comme Jean-Philippe Baril Guérard, Éric Bernier, Sophie Cadieux, Evelyne de la Chenelière, Ève Landry, Julie Le Breton, Debbie Lynch-White, Benoit McGinnis et Mireille Métellus et Michel Tremblay ont déjà été dévoilés.

Alexander Shelley soulignera pour sa part ses 10 ans à la tête de l’Orchestre du CNA. Et Caroline Ohrt, arrivée l’an dernier, présentera sa première programmation pour Danse CNA. Le Théâtre autochtone en est à sa cinquième saison.

Le CNA souligne également le Mois du patrimoine asiatique en éclairant sa lanterne Kipness avec l’œuvre sama-sama * sala-sala de Christine Mangosing. Elle met en scène les traditions autochtones de tissage et de tatouages des Philippines. De plus, c’est le retour des concerts du midi Jukebox, des prestations gratuites qui ont lieu tous les jeudis à la place Peter A. Herrndorf.

La lanterne Kipness du CNA offre une tribune exceptionnelle à différents artistes, au coeur du centre-ville ottavien. Crédit image : Catherine Wilkie

Ottawa. Lancement le 9 mai. Tous les détails de la programmation actuelle sur le site du CNA.

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