
RADIO-CANADA – Publié le 29 juillet 2023
Le Nouveau-Brunswick et le Canada y délèguent des athlètes et des artistes, mais pas le Québec.

Une délégation du Nouveau-Brunswick et une du Canada participent aux Jeux de la Francophonie 2023, qui se déroulent du 28 juillet au 6 août à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Ce neuvième rendez-vous réunit plus de 3000 francophones âgés de 18 à 35 ans. Ils montrent leur savoir-faire dans une vingtaine d’épreuves sportives et concours culturels destinés à faire rayonner leur nation.

PHOTO : GRACIEUSETÉ : ARMAND DOUCET
L’événement devait avoir lieu à Moncton et Dieppe au Nouveau-Brunswick, mais le gouvernement provincial s’est désisté en 2019, évoquant des coûts trop élevés.

PHOTO : GRACIEUSETÉ DU GOUVERNEMENT DU NOUVEAU-BRUNSWICK
Le Nouveau-Brunswick, qui fait partie de la soixantaine d’États membres de la Francophonie pouvant participer aux Jeux, envoie les lutteuses Tania Blanchard, Vivian Kutnowski et Elena Šehić; les lutteurs Raymond Hazell, Koen Poirier et Jonathan Sherrard, ainsi que deux artistes : Pierre-André Doucet représente la province en littérature et Guillaume Desrosiers Lépine en peinture.
Pierre-André Doucet, écrivain et pianiste de Moncton, en est à ses troisièmes Jeux de la Francophonie, après ceux qui se sont déroulés au Liban et en France.

PHOTO : GRACIEUSETÉ DU GOUVERNEMENT DU NOUVEAU-BRUNSWICK
Ce que je vois beaucoup à Kinshasa, c’est à quel point les gens sont accueillants, sont très heureux de nous avoir ici
, a-t-il dit en entrevue à partir de Kinshasa.
Le gouvernement du Québec a décidé cette année de ne pas envoyer de participants en République démocratique du Congo (RDC), estimant que le pays n’était pas assez sécuritaire.

PHOTO : MINISTÈRE DU TOURISME, DU PATRIMOINE ET DE LA CULTURE DU NOUVEAU-BRUNSWICK
Avant de donner leur feu vert, le Canada et le Nouveau-Brunswick ont aussi eu des inquiétudes au sujet de l’organisation de l’événement. Les Néo-Brunswickois ont envoyé aux Jeux une délégation réduite.
La situation sanitaire ou sécuritaire n’est pas la même qu’elle est chez nous
, a souligné Pierre-André Doucet.

PHOTO : ALEX THARREAU / ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE
Cela dit, c’est un État qui fait partie de la Francophonie, c’est un peuple qui fait partie de la Francophonie et qui a choisi de nous inviter. Moi, je pense que c’était très important pour nous, Canadiens, de venir ici et d’accepter cette invitation
, dit le Néo-Brunswickois.
Sportifs, artistes et entraîneurs ont vécu un moment grandiose lors de la cérémonie d’ouverture, vendredi, au Stade des Martyrs.
La parade des délégations, ç’a été probablement un des moments les plus mémorables de ma vie
, dit Pierre-André Doucet, le porte-drapeau du Nouveau-Brunswick.

PHOTO : ALEX THARREAU / ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE
Guyaume Bouliane, un Acadien de la Baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse, qui représente le Canada dans la catégorie contes et conteurs
du volet culturel, a eu la chance de vivre cette expérience pour la première fois.
C’est la première fois que je rentre dans un stade de plus de 80 000 personnes en train de cheerer. C’était intense
, dit-il.

PHOTO : RADIO-CANADA
En entrevue à partir de Kinshasa, samedi, Guyaume Bouliane avouait que l’expérience qu’il est en train de vivre est surréelle
.
Je suis venu ici sur une plane de l’autre bout de la planète, basically, pour raconter 15 minutes avec d’autre monde de partout autour de la planète
, dit-il.
Le Canada a des athlètes dans les épreuves de judo et de lutte libre. Ses artistes sont inscrits aux volets hip-hop, danse de création, contes et conteurs, peinture et chanson.
D’après le reportage d’Isabelle Arseneau