ONFR+ – Sandra Padovani, publié le 24 mai 2024
TORONTO – Un an après un recours à la Cour supérieure de l’Ontario et des menaces de poursuites judiciaires du Conseil scolaire Viamonde contre le ministère de l’Éducation, celui-ci annonce aujourd’hui l’investissement de 20,1 millions de dollars pour la nouvelle école élémentaire publique Toronto Beaches-Cliffside, celle demandée par le conseil scolaire depuis 2010.

Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce a annoncé aujourd’hui à Scarborough, dans l’est de Toronto, un investissement de 20.1 millions de dollars auprès du Conseil scolaire Viamonde, le réseau d’écoles laïques de langue française, pour la nouvelle École élémentaire publique Toronto Beaches-Cliffside.
« Cet investissement permettra de créer 380 places pour les élèves et 73 places dans les services de garde d’enfants agréés à Toronto, dans le cadre de l’engagement du gouvernement visant la construction d’espaces d’apprentissage ultramodernes destinés aux élèves de l’Ontario », exprime le communiqué de presse officiel.
Viamonde demandait au gouvernement ontarien d’accorder le financement pour l’acquisition d’un terrain dans le secteur Beaches-Cliffside depuis 2010.
Après un sixième refus de financement, le conseil scolaire décidait il y a un an de déposer une instance à la Cour supérieure de l’Ontario contre le gouvernement ontarien, au motif du non-respect de la Charte canadienne des droits et libertés. Cette dernière garantit aux francophones le droit à l’éducation dans leur langue. Les données démographiques confirment la nécessité d’une école laïque de langue française dans le quartier Beaches-Cliffside de la ville reine.
Selon Benoit Fortin, le vice-président du Conseil scolaire Viamonde, les refus essuyés depuis 2010 étaient relatifs au coût élevé des terrains, avoisinant les 20 millions de dollars. En avril 2023, il estimait déjà à 380 le nombre d’élèves en attente. « Les enfants sont donc pour le moment placés dans d’autres écoles ou en sont même réduits à se diriger vers d’autres systèmes », avait-il expliqué.
Au micro d’ONFR, M. Fortin avait précisé que le conseil scolaire était prêt à « s’asseoir à la table avec le gouvernement afin de régler ça directement ou alors, l’instance en justice suivra son cours ».